Autolib’ : 179 M€ de perte en prévision à 2023, le contribuable devrait payer !

    Publié le 5 janvier 2017

Les contribuables français devront-ils éponger les dettes du groupe Bolloré ? C’est la question que l’on peut se poser après les révélations du journal Le Canard Enchaîné. Géré en délégation de service public, Autolib’ envisage des pertes à hauteur de 179 M€ d’ici la fin du contrat en 2023.

Le service d’autopartage de voitures électriques lancé à Paris en 2011 n’a vraisemblablement pas atteint son objectif de rentabilité selon Le Canard Enchaîné qui se base sur les chiffres précis du bilan financier du groupe Bolloré. Au début du projet, Vincent Bolloré pensait que 7 années suffiraient à rendre Autolib’ rentable. Mais, aujourd’hui, cela ne semble pas être le cas.

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Plus grave, le contrat de délégation de service public signé entre l’Etat et le groupe Bolloré, pour une durée de douze ans, stipule que les pertes seront prises en charge par le groupe Bolloré mais seulement à hauteur de 60 M€. Qui paiera donc la différence s’il s’avère, dans 6 ans, qu’Autolib’ n’est définitivement pas rentable ?

Les villes qui ont mis en place Autolib’ réfléchissent d’ores et déjà à une solution. Le 8 décembre 2016, une hausse des tarifs a été votée : les 30 min du service d’autopartage vont passer de 6 à 7 €. Du coup, un avenant au contrat a été signé car cette modification tarifaire fait dépasser le seuil maximal des augmentations de plus de 34%. Ce dernier étant contractuel. Le groupe Bolloré proposerait de fermer les stations en perte et de renflouer les caisses en autorisant la publicité sur les Bluecar. Mais certains maires pensent à une solution plus radicale, à savoir supprimer Autolib’ de leur ville. Affaire à suivre…

La rédaction