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Mercedes-Benz Classe C Coupé : l’essai de la superbe « étoile filante »…

 
 
    Publié le 22 décembre 2015

Dans la famille Classe C, je voudrais le coupé ! Après la berline et le break, cette nouvelle déclinaison très stylistique de la Mercedes de taille moyenne a été révélée mi-août 2015 avant d’apparaître au salon de Francfort  en septembre. Elle se positionne parmi une production allemande très fertile en matière de coupé, entre l’actuelle BMW Série 4 Coupé et la future A5 Coupé. Découvrons ensemble celle qui reprend beaucoup de sa grande sœur…

On peut en effet clairement définir la Classe C Coupé comme une petite Classe S Coupé tant les styles des deux voitures sont proches. Alors que la Classe S Coupé dépasse les 5 m de longueur (5,027 m), la Classe C Coupé est bien sûr plus compacte avec 4,686 m. Mais elle gagne néanmoins 9,5 cm  en longueur et profite d’un gain de 8 cm comparativement à l’ancienne génération. La largeur du coupé est également en hausse (+ 4 cm). Quant à sa hauteur, elle a été abaissée de 1,5 cm par rapport à la berline.

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La face avant du coupé est identique à la berline avec toujours la calandre qui accueille une étoile surdimensionnée. Les flancs de la Classe C Coupé font ressortir un caractère très sportif également grâce à un capot très long, un porte-à-faux avant court et des lignes qui fuient vers l’arrière. La chute du pavillon est joliment accentuée par les galbes du bouclier arrière. Visuellement, le résultat est magnifique et offre un contraste aussi saisissant qu’homogène au regard, entre élégance, fluidité et robustesse. Ainsi, Mercedes-Benz cultive, et surtout maîtrise, un art délicat, celui de séduire de potentiels acheteurs plus jeunes tout en respectant ses plus fidèles clients. Ceci grâce à un design racé qui ne perd pas en prestance mais gagne, répétons-le, en sportivité. Ce dernier aspect du coupé est sublimé par la finition Sportline qui inclut, entre autres, des jupes avant et arrière et des bas de caisse exclusifs.

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Dans le région de Toulouse, ce sont trois versions de la Classe C Coupé que nous avons eu le plaisir de conduire :  C 220 d Coupé Sportline (diesel 170 ch),  C 200 Coupé Executive (essence 184 ch) et C 300 Coupé Sportline (essence 245 ch). Respectivement de couleurs Bleu brillant métalliséNoir obsidienne métallisé et Rouge jacinthe métallisé designo, ces trois configurations nous ont proposées des comportements très différents. Avant de les détailler, intéressons-nous à un point important que partagent ces trois modèles, à savoir l’habitacle. Ce dernier est un « copier/coller » de la berline. Seuls les sièges diffèrent. L’habitabilité des places avant est très bonne grâce aux centimètres supplémentaires cités auparavant (longueur, empattement). Ces cotes sont d’ailleurs les mêmes, au millimètre près, pour le coupé et la berline .

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C’est à l’arrière que cela se gâte. En effet, il ne faudra pas dépasser 1,75 m pour être confortablement installé, au risque de toucher le plafond de l’habitacle avec son crâne. Autre point noir, propre à tous les coupés du marché, le manque de visibilité arrière. En revanche, une famille avec deux enfants pourra voyager sans se résigner à laisser de côté certains bagages grâce à une capacité de chargement intéressante (400 l).

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Une fois installé au volant du coupé, l’ambiance raffinée et sportive chère au constructeur de Stuttgart est omniprésente. Comme d’habitude, il n’y a rien à redire sur la qualité des finitions et le choix des matériaux. Seul le grand écran « flottant » nous paraît mal exploité pour deux raisons. Il n’est pas tactile et ses bords noirs sont trop importants. L’ergonomie de conduite n’est donc pas 100% idéale. Et certains, comme nous, auraient préféré un conséquent sélecteur central de rapports de boîte en lieu et place du commodo situé à droite du volant.

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Notre balade à travers les collines de la région de Haute-Garonne a débuté au volant de la C 220 d Coupé Sportline, première des deux seules motorisations diesels du coupé avec la C 250 d Coupé (204 ch). Les 170 ch et 400 Nm de couple de la C 220 d Coupé suffisent largement à propulser ses 1 615 kilos. La nouvelle boîte automatique 9G-TRONIC apporte une bonne souplesse d’utilisation au 4-cylindres. Les rapports s’enchaînent rapidement. Même si on ne peut qualifier cette technologie de sportive, les reprises sont franches car la 9G-TRONIC est capable de sauter des rapport au rétrograde pour mieux faire repartir la voiture. Mais à haut régime, le bruit du moteur se fait, hélas, trop entendre. Du côté du comportement, le coupé diesel se place facilement dans les courbes, la direction est précise et le châssis est très efficace. Il ne faudra cependant pas trop chercher à attaquer.

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Cette version 220 d est une routière extrêmement confortable et agile à allure normale. Mais lorsque l’on accélère le rythme, quelques légers louvoiements peuvent se faire ressentir, comme sur des portions vallonnées que nous avons traversées. Ce petit défaut peut être vite corrigé grâce aux suspensions pilotées AIRMATIC (option : 1 300 €) à quatre modes au choix :  Confort, Sport, Efficience, Personnalisé. La Mercedes-Classe C 220 d Coupé est donc une excellente routière. Autres points forts, ses consommations très faibles (4,3 l/100 km en cycle mixte) et ses émissions « sans malus » de CO2 (113 g/km).

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Aux commandes de la C 200 Coupé de 184 ch et 300 Nm de couple (4-cylindres 2.0 l), qui devrait représenter le cœur des ventes en essence, nous avons profité d’un confort tout aussi haut de gamme avec un gain certain d’agilité. Intrinsèquement plus légère de 90 kilos par rapport à la 220 d, sa boîte à 7 rapports 7G-TRONIC PLUS « fait le boulot » parfaitement et le confort sonore est enfin au rendez-vous. Ce dernier point nous rappelle aussi que nous sommes toujours au volant d’une routière, et non d’une sportive, car la personnalité sonore du coupé C 200 essence est inexistante. Les suspensions AIRMATIC ne sont pas présentes sur cette C 200 Coupé mais la tenue de route est parfaite, sans défauts. Les performances du coupé sont dans la norme et ne déçoivent pas : 0 à 100 km/h en 7,3 s et une vitesse maximale de 235 km/h. Avec un 5,7 l/100 lm, la sobriété prend également le pas sur un tempérament nerveux et l’impact écologique reste faible : 133 g/km de CO2 émis, soit 150 € de malus. Cette configuration moteur est donc le parfait compromis pour rouler à bord d’un magnifique coupé au look sportif sans passer trop souvent à la pompe. La teinte Noir obsidienne métallisé de notre version d’essai nous a littéralement projeté dans un autre monde, tel le décor sombre dans lequel « l’étoile noire » se fond.

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Pour finir en beauté, la C 300 Coupé nous a offert la sportivité que l’on attendait. Motorisée par le 2,0 l turbo essence de 245 ch (à 5 500 tr/min) et 370 Nm (de 1 300 à 4 000 tr/min) de couple, elle fait le lien entre la gamme « classique » du coupé allemand et les versions AMG dotées du V8 : Mercedes-AMG C 63 Coupé (476 ch) et Mercedes-AMG C 63 S Coupé (510 ch). Pour être complet au sujet de la gamme essence du coupé, trois autres modèles sont disponibles : C 180 (156 ch), C 200 (184 ch) et C 250 (211 ch).

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La C 300 Coupé, même sans être équipée des suspensions AIRMATIC, est redoutable. Le couple formé par le 4-cylindres et la boîte 7G-TRONIC PLUS offre un maximum de plaisir. Cette fois, les palettes, que nous n’avons pas utilisé sur la C 200 Coupé, sont une invitation à enchaîner les rapports. Et avec un 0 à 100 km/h réalisé en 6 s et un son rauque puissant, le ramage du coupé est enfin en rapport avec son plumage. Ses consommations restent raisonnables avec un bon 6,8 l/100 km en cycle mixte. Mais cette donnée constructeur a largement été dépassée durant notre essai (10,3 l/100 km).

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La Classe C Coupé possède tous les arguments pour plaire surtout avec son design de rêve qui en fait l’une des plus belles voitures de l’année 2015. Il faudra néanmoins privilégier les motorisations essence qui nous ont semblées plus complètes. Comme toujours les multiples options du constructeur à l’étoile permettent de configurer une voiture parfaite selon les goûts de chacun. Ainsi, la C 220 d Coupé Sportline essayée s’affiche à partir de 47 500 €. Les C 200 Coupé Executive et C 300 Coupé Sportline de nos essais s’offrent respectivement à partir de 43 950 € et 54 100 €. Cette dernière version grimpe à 66 100 € si l’on y ajoute les options présentes. La beauté automobile et l’excellence, cela se payent cher mais « l’étoile filante » Classe C Coupé est clairement l’un de nos coups de cœur 2015.

Texte, essai et photos : Frédéric Lagadec

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