Lady Diana : la Mercedes-Benz de son accident mortel était-elle une épave roulante ?

    Publié le 7 juin 2017

Le 31 août 1997 à Paris, un terrible accident a enlevé la vie à la Princesse de Galles. La Mercedes-Benz S 280 dans laquelle elle se trouvait avec Dodi Al-Fayed et Trevor Rees-Jones, son garde du corps, était conduite par Henri Paul. Ce dernier était le chef de la sécurité de l’hôtel Ritz. Seul Trevor Rees-Jones a survécu. Les différentes enquêtes ont mis en avant la traque des paparazzis, la présence d’une Fiat Uno et le fait qu’Henri Paul conduisait trop vite et sous l’emprise d’alcool pour expliquer l’accident. Près de 20 ans après la mort de Lady Diana, le livre Qui a tué Lady Di ? de Jean-Michel Caradec’h révèle que la Mercedes était une épave roulante. Accidentée en 1994, la Mercedes a ensuite été remise en état puis revendue à Étoile Limousines. Ce sont les services de cette société que Dodi Al-Fayed et Lady Diana ont utilisé lors de leur voyage à Paris.

Pascal Rostain, photographe à Paris Match et qui a participé à l’enquête en témoigne :

« En fait la voiture appar­te­nait à l’un de mes amis, un direc­teur de société d’une grosse agence de publi­cité, il l’avait ache­tée neuve en 1994. Et au bout de trois mois, alors qu’il était rue de Ponthieux, en train de se faire cirer ses pompes, son chauf­feur Armando arrive complètement affolé en disant ‘Patron, patron, on m’a braqué la voitu­re’. La voiture est retrou­vée quelques jours plus tard près de Roissy ;  elle avait servi à des prison­niers en permis­sion, à rega­gner leur prison, sauf qu’ils avaient eu un acci­dent et que la voiture avait fait plusieurs tonneaux. La révé­la­tion qui est incroyable, c’est qu’en fait cette voiture a été rembour­sée au proprié­taire comme épave ; c’était une épave, elle n’était pas répa­rable. Sauf qu’à l’époque, les épavistes ou les casseurs avaient le droit –  avec une carte grise – de refaire une voiture. Donc l’his­toire de la voiture est qu’elle avait eue un premier acci­dent très très grave. »