C’est un événement rare, presque irréel : une monoplace Ferrari de Formule 1, complète, intacte, figée dans le temps depuis plus de trente ans, directement sortie de la villa d’un des pilotes les plus aimés de l’histoire moderne de la F1 : Jean Alesi. Cette Ferrari F92A, exposée dans la villa appartenant au pilote français, près d’Avignon depuis 1992, n’a plus bougé depuis son arrivée, après 2 derniers tours sur le circuit de Fiorano. L’essence dans son réservoir est celle de 1992. L’air dans ses pneus aussi. Rien n’a été modifié, rien n’a été restauré. Une capsule temporelle. Une anomalie miraculeuse dans un monde où les monoplaces sont habituellement démontées, dispersées, oubliées.
Pour comprendre l’importance de cette vente, il faut se rappeler qui est Jean Alesi. L’un des pilotes les plus charismatiques et passionnés de sa génération. Un homme qui a fait vibrer la Scuderia Ferrari entre 1991 et 1995, avec un style flamboyant, une agressivité contrôlée et une loyauté absolue envers le Cavallino.
En 1992, au volant de cette monoplace de F1 Ferrari F92A, Jean Alesi signe des performances héroïques malgré une voiture capricieuse. 3e meilleur temps en course au GP de France, 5e place solide en Allemagne, 4e place finale en Australie pour conclure la saison.
Cette Ferrari F92A est le témoin direct de cette époque. Elle a vécu 7 GP, dont 5 avec Jean Alesi. Elle a affronté Mansell, Brundle, Capelli. Elle a survécu aux caprices d’un V12 de 750 ch hurlant à 14 800 tr/min. Elle a porté les espoirs d’une Scuderia Ferrari en reconstruction.
En effet, la Ferrari F92A est l’une des monoplaces les plus singulières de l’histoire de la firme de Maranello en F1. Conçue sous l’impulsion de Luca di Montezemolo, elle inaugure une nouvelle ère technique. Châssis carbone, nez surélevé, double fond plat façon tuyères d’avion de chasse, suspension avant innovante, et surtout l’un des derniers V12 Ferrari utilisés en Championnat du Monde de Formule 1. Son chant mécanique, ses lignes fuselées et son audace aérodynamique en font aujourd’hui une pièce de collection absolument irrésistible.
Jean Alesi décrit cette monoplace comme « un morceau de ma vie » et espère qu’un passionné la ramènera un jour sur piste. Il ajoute qu’elle sera toujours la bienvenue au Circuit Paul Ricard, dont il est aujourd’hui président. On imagine déjà la scène : le V12 se réveillant après 3 décennies de silence. Le rugissement d’un temps où tout était fait pour aller vite. Pour tout savoir sur cette Ferrari F92A, cliquez sur l’image située ci-dessous pour accèder directement au site internet Artcurial Motorcars.
Enfin, la vente aux enchères Artcurial Motorcars – « Automobile Legends » promet un moment de pure émotion. Cette Ferrari F92A de Jean Alesi n’est pas seulement une voiture. C’est un fragment de Formule 1, un symbole de passion, un témoin d’une époque où les pilotes étaient des gladiateurs et les V12 des bêtes presque indomptables. À Paris, cette machine pourrait bien écrire un nouveau chapitre de sa légende.
La rédaction
Photos : Artcurial Motorcars
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