Le Mazda CX‑6e n’est autre que la version européenne du Mazda EZ‑60, dévoilé en Chine au printemps 2024. Comme la berline Mazda 6e, il repose sur une plate‑forme électrique développée par Changan, partenaire industriel historique de Mazda en Chine. Avec 4,85 m de long, 1,94 m de large et 1,62 m de haut, ce SUV se place dans la catégorie des grands modèles familiaux, dépassant de 6 cm les Tesla Model Y et Peugeot e‑5008. Mazda a toutefois fait le choix d’une configuration strictement 5 places, mais promet un espace intérieur généreux grâce à un empattement de 2,90 m, l’un des plus importants de la catégorie.
Sur le plan du style, le SUV 100 % électrique Mazda CX‑6e reprend fidèlement les lignes de l’EZ‑60 chinois, mais les designers basés à Hiroshima ont réussi à l’intégrer dans le langage « Kodo Design ». La face avant adopte un panneau plein en guise de calandre, surmonté d’un aileron qui prolonge le capot plongeant. Un jonc lumineux relie les feux de jour ultra‑fins, tandis que les projecteurs principaux, très compacts, sont intégrés dans le bouclier. L’ensemble confère au modèle une identité visuelle forte, plus sculptée que celle des précédents SUV Mazda.
La silhouette du Mazda CX‑6e évoque une Mazda 3 hypertrophiée, avec des montants arrière très inclinés, des ailes postérieures arrondies et des feux arrière horizontaux en U, étirés et superposés. Le CX‑6e repose sur des jantes de 19 ou 21 pouces selon les versions et affiche une garde au sol de 15,8 cm. Les bas de caisse noirs et le toit contrasté affinent visuellement la ligne, tandis que des conduits d’air fonctionnels sont intégrés derrière les vitres de custode. Malgré des porte‑à‑faux proches d’un mètre, les proportions restent équilibrées.
Mazda a particulièrement travaillé l’expérience d’accès à bord. À l’approche du conducteur, le CX‑6e active automatiquement des motifs lumineux, déploiement des poignées affleurantes, sortie des rétroviseurs et recul du siège conducteur. L’habitacle marque une rupture avec les productions habituelles de la marque. Inspiré du concept japonais « ma », qui valorise les espaces vides, il abandonne presque totalement les commandes physiques.
La planche de bord du SUV 100 % électrique Mazda CX‑6e est dominée par un immense écran tactile 5K de 26,45″, au format 32/9, couvrant les zones conducteur et passager. Cet écran peut être scindé pour afficher 2 contenus distincts. Il est complété par un affichage tête haute et quelques commandes à poussoir sur un volant à deux branches. Sur la finition « Takumi Plus », deux écrans OLED remplacent les rétroviseurs extérieurs via des caméras, et un rétroviseur central numérique complète le dispositif.
L’ambiance technologique se poursuit avec un système audio à 23 haut‑parleurs, incluant des enceintes intégrées dans les appuie‑tête avant. Grâce à une connexion Bluetooth dédiée, les occupants avant peuvent écouter leur contenu sans déranger les passagers arrière. Le Mazda CX‑6e propose également des commandes vocales et gestuelles : un claquement de doigts permet d’ajouter un morceau en favori, un signe en V déclenche un selfie. Une caméra intérieure surveille la deuxième rangée pour éviter tout oubli d’enfant ou d’objet. Des modes « Départ », « Repos » et « Détente » ajustent automatiquement l’ambiance lumineuse et sonore lors des pauses.
Le toit panoramique est livré de série. La finition « Takumi Plus » associe une sellerie en similicuir biton à la teinte extérieure Nightfall Violet. Les sièges chauffants et ventilés sont disponibles aux deux rangs. À l’arrière, les passagers bénéficient d’une longueur aux jambes de 99 cm, d’un plancher totalement plat et de caves à pied de 15 cm, ainsi que d’une console tactile de climatisation.
En revanche, le volume de coffre constitue l’un des points faibles du modèle. Avec les sièges arrière en place, il varie entre 363 l sous tablette et 468 l jusqu’au pavillon. Banquette rabattue, il atteint 1 434 l, loin des 800 à 2 000 l revendiqués par Tesla et Peugeot. Mazda compense partiellement avec un « frunk » de 80 l, absent sur le Peugeot e‑5008, mais présent sur le Model Y.
Sous le plancher, le Mazda CX‑6e embarque un moteur électrique de 258 ch et 290 Nm, entraînant exclusivement les roues arrière. Il est alimenté par une batterie LFP de 78 kWh, dont le poids atteint 550 kg, portant la masse totale du véhicule à 2 200 kg. Mazda annonce un 0 à 100 km/h en 7,9 s et une vitesse maximale de 185 km/h. L’autonomie visée est de 484 km WLTP, un chiffre qui reste inférieur aux meilleures versions des concurrents, souvent au‑delà de 600 km.
En matière de recharge, le Mazda CX‑6e accepte jusqu’à 195 kW en courant continu, grâce à une architecture en 364 V, permettant un passage de 10 à 80 % en 24 minutes dans des conditions optimales. Le chargeur embarqué AC 11 kW est de série. Mazda ne prévoit ni version grande autonomie, ni transmission intégrale, ni double moteur pour le lancement.
Pour l’Europe, les ingénieurs du centre Mazda d’Oberusel (Allemagne) ont revu les réglages de suspension MacPherson à l’avant et multibras à l’arrière, afin d’adapter le comportement routier aux attentes locales. Mazda promet une accélération linéaire, une pédale de frein homogène entre freinage hydraulique et régénératif, ainsi qu’une direction directe avec 2,55 tours de butée à butée. Trois modes de conduite sont proposés : « Normal », « Sport » et « Individual ».
Enfin, le Mazda CX‑6e sera produit en Chine et arrivera en juin 2026 dans les concessions européennes. La gamme française s’articulera autour de 2 finitions, avec un tarif d’entrée fixé à 46 800 €, pour culminer juste sous les 50 000 €. Le modèle ne sera pas éligible au bonus écologique, mais Mazda mise sur un rapport prix/équipement compétitif pour séduire les familles.
La rédaction
Photos : Mazda
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