L’Allemagne, longtemps considérée comme la locomotive de l’automobile européenne, ne cache plus son inquiétude. Le chancelier Friedrich Merz a adressé une lettre à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour demander un véritable revirement de la politique climatique liée au Pacte vert pour l’Europe (European Green Deal). Au cœur du débat : la date butoir de 2035, censée marquer la fin des ventes de véhicules neufs à moteur thermique dans toute l’Union européenne. Cette initiative fait suite à une réunion décisive de la coalition gouvernementale allemande, qui réunit conservateurs et sociaux-démocrates. Le message du chancelier est sans ambiguïté : il faut « ajuster et corriger la réglementation sur la mobilité. » Ci-dessous en photo, l’usine historique Volkswagen de Wolfsburg.
Concrètement, Friedrich Merz réclame que Bruxelles autorise non seulement les véhicules électriques après 2035, mais aussi les hybrides rechargeables, les moteurs thermiques à très haute efficacité et même les prolongateurs d’autonomie. Pour lui, il ne s’agit pas de tourner le dos aux objectifs climatiques, mais de trouver un équilibre réaliste entre décarbonation, compétitivité industrielle et protection des emplois. Un discours qui résonne fortement en Allemagne, où l’économie est prise en étau entre stagnation et récession.
Le calendrier de cette offensive n’a rien d’anodin. La Commission européenne doit annoncer le 10 décembre une série de mesures destinées à soutenir le secteur automobile dans sa mutation écologique. Sur ce dernier point, il s’agit de la clause de revoyure sur l’interdiction du thermique à partir de 2035, qui va être discutée en avance. Et les signaux envoyés ces dernières semaines laissent entrevoir une certaine flexibilité.
Enfin, Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la stratégie industrielle, a laissé entendre lors d’une rencontre avec l’industrie automobile allemande qu’un réexamen de l’interdiction de 2035, mesure phare du Pacte vert, était « envisageable ». Mais toutes les capitales européennes ne partagent pas cette vision. La France et l’Espagne ont déjà fait savoir qu’elles s’opposaient à tout assouplissement des normes d’émissions de CO2. Un clivage qui promet des débats houleux à Bruxelles dans les semaines à venir.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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