Dans le détail, selon La Dépêche, les deux radars détruits étaient installés sur des axes stratégiques : la N124 à Ordan-Larroque et la N524 à Réans, tous deux limités à 80 km/h. Les radars, arrachés à leur base, sont désormais hors service. La gendarmerie a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de ces nouveaux actes de vandalisme, qui s’ajoutent à une longue liste d’incidents survenus ces dernières semaines. En effet, fin octobre, plusieurs radars fixes avaient déjà été neutralisés par des bâches ou recouverts de peinture, parfois accompagnés de slogans tels que « CR32 », revendiqués par des agriculteurs mobilisés contre certaines mesures gouvernementales. Toutes ces destructions ont, hélas, un impact pour les services de la Sécurité routière. Précisons que les photos utilisées pour illustrer ce sujet montrent un radar détruit en 2024 dans les Bouches-du-Rhône, et non ceux récemment vandalisés dans le Gers.
La préfecture du Gers avait anticipé cette escalade en déposant plainte et en rappelant les conséquences directes de ces sabotages. Selon les services de l’État, la mise hors service des radars favorise les comportements dangereux et entraîne une hausse des excès de vitesse. Les chiffres sont préoccupants : depuis le début de l’année, 114 accidents corporels ont été recensés dans le département, dont près d’un tiers liés à la vitesse. On dénombre également 16 accidents mortels depuis janvier, ce qui alimente l’inquiétude des autorités face à la multiplication des dégradations.
Au niveau national, l’impact financier est considérable. Les destructions et neutralisations de radars ont provoqué une perte estimée, entre 2023 et 2024, à 76 M€ pour l’État, un manque à gagner qui s’ajoute aux coûts de remplacement et de réparation des appareils. Chaque radar tourelle représente un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros, et leur indisponibilité réduit la capacité des pouvoirs publics à contrôler efficacement la vitesse sur les routes.
Enfin, la préfecture du Gers rappelle que la dégradation de radars constitue un délit sévèrement puni par le Code pénal. Les auteurs encourent jusqu’à 75 000 € d’amende et 5 ans de prison, des peines qui peuvent grimper à 100 000 € d’amende et 7 ans d’emprisonnement en cas d’action commise en groupe ou par des individus masqués. Ces sanctions visent à dissuader les actes de vandalisme qui, au-delà de leur coût financier, mettent directement en danger la vie des usagers de la route.
La rédaction
Photos : images d’illustration LesVoitures.com
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