L’enjeu est de taille. Depuis leur apparition sur les routes françaises, en 2003, les radars automatiques n’ont cessé de se multiplier. Selon les derniers chiffres officiels, 4 753 appareils étaient en service au 31 décembre 2024, et le parc devrait atteindre 4 880 unités en 2026, fixes et mobiles confondus. Parmi eux, 132 radars tourelles supplémentaires doivent être installés, portant leur total à 1 600 sur le territoire. Cependant, l’année dernière, en attendant le bilan 2025 de la Sécurité routière, les radars n’auraient pas permis de réduire le nombre de morts sur les routes françaises.
Ces dispositifs, les Mesta Fusion, comptent parmi les plus sophistiqués du marché. Ils contrôlent à la fois les excès de vitesse dans les deux sens de circulation et les franchissements de feu rouge, tout en étant capables de suivre jusqu’à 126 véhicules simultanément sur une portée dépassant 100 m. Installés à environ 4 m de hauteur, les radars tourelles demeurent pourtant difficiles à repérer. Leur technologie infrarouge leur permet en effet de fonctionner sans flash, rendant la verbalisation totalement invisible pour les conducteurs.
Cette absence de signal lumineux constitue un avantage certain en matière d’efficacité : l’r au moment où elle est relevée, ce qui évite les coups de frein réflexes et garantit une détection constante. Mais ce bénéfice opérationnel se heurte à une limite majeure : l’absence de flash réduit fortement l’effet pédagogique du contrôle automatisé. Les automobilistes verbalisés ne prennent pas conscience de l’instant précis où ils ont été en infraction, ce qui limite l’impact sur leur comportement futur. C’est pourquoi, dans le Gard, les radars tourelles flashent « à l’ancienne », dans un but pédagogique et expérimental. Une enquête préalable menée auprès des usagers a confirmé que ce signal visuel restait un repère important pour comprendre et corriger une conduite inadaptée.
Depuis début janvier 2026, une première phase d’expérimentation est ainsi menée dans le département du Gard, comme l’a annoncé le préfet. Le test doit s’étendre sur un mois, mais pourrait être prolongé en fonction des résultats observés, notamment sur la vitesse moyenne pratiquée et sur l’accidentalité locale.
Cette expérimentation mise en place, dans le Gard, pour les radars tourelles n’a pas vocation à rester isolée. D’autres départements devraient être associés dans les mois à venir afin d’obtenir une vision plus large de l’impact du retour du flash. Si les conclusions s’avèrent positives, la mesure pourrait être généralisée à l’ensemble du parc de radars, y compris aux radars urbains déjà installés à Belfort, Marseille, Montbéliard, Montpellier et Toulouse, ainsi qu’aux futurs modèles en cours de déploiement.
Enfin, le retour du flash sur les radars tourelles constituerait ainsi un tournant majeur dans la stratégie française de contrôle automatisé liée à la sécurité routière, marquant la volonté de concilier efficacité répressive et dimension pédagogique, deux objectifs souvent difficiles à faire cohabiter.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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