L’origine du problème se situe dans le démarreur du moteur BMW, plus précisément dans le contacteur magnétique. Ce composant peut, dans la majorité des cas, cesser de fonctionner, empêchant simplement le démarrage du véhicule. Mais BMW reconnaît que, dans des situations extrêmes, un court‑circuit est possible, avec un risque théorique d’incendie. À ce stade, le constructeur automobile allemand affirme qu’aucun départ de feu n’a été signalé, mais les contrôles internes et les retours clients ont suffi à déclencher une action préventive mondiale. BMW entame donc un campagne de rappel massive. Parmi les autres campagnes de rappel récentes, on trouve celle mise en place par Citroën pour deux bugs.
Contrairement à d’autres campagnes de rappel historiques comme celle des Airbags Takata, BMW ne demande pas l’immobilisation immédiate des véhicules. L’opération vise seize modèles produits entre juillet 2020 et juillet 2022. Sont concernés les Série 2 Coupé, plusieurs variantes des Séries 3, 4 et 5, la Série 6 Gran Turismo, la Série 7, ainsi que les SUV X4, X5, X6 et le roadster Z4. Ce dernier partageant sa plateforme avec la Toyota GR Supra, le modèle japonais est également intégré au rappel. Les marchés les plus touchés sont les États‑Unis (environ 90 000 unités) et l’Allemagne (près de 30 000). La France, elle, serait relativement épargnée avec moins de 5 000 véhicules.
Les propriétaires peuvent vérifier dès maintenant si leur voiture est concernée en consultant le site officiel des rappels BMW, muni du numéro de série à 17 caractères. Celui‑ci figure sur la carte grise (rubrique E), à la base du pare‑brise côté conducteur ou encore sur le montant de porte. Dans certains cas, le démarreur incriminé a déjà été remplacé lors d’une intervention antérieure, ce qui réduit l’impact réel de la campagne sur une partie du parc roulant.
Ce rappel massif s’inscrit dans une période délicate pour BMW, déjà confronté fin 2024 à une opération d’envergure portant sur plus de 1,5 million de véhicules en raison d’un défaut de freinage intégré. L’intervention avait alors pesé sur les résultats financiers du groupe, entraînant un ajustement de ses objectifs annuels. Le constructeur assure cette fois que les conséquences économiques devraient rester limitées, tout en réaffirmant la priorité donnée à la sécurité et à la transparence.
L’industrie automobile a profondément changé sa manière d’aborder ces situations. Longtemps perçus comme des aveux de faiblesse, les rappels sont désormais considérés comme des actes de responsabilité, dans un contexte où les véhicules reposent sur des chaînes d’approvisionnement complexes et une multitude de fournisseurs. L’exemple le plus marquant reste celui de Toyota, contraint en 2009‑2010 de rappeler près de neuf millions de voitures après des cas d’accélération intempestive. Le constructeur avait dû s’expliquer devant le Congrès américain, un épisode qui a durablement transformé la relation entre marques et clients, imposant une communication plus directe et une gestion plus rigoureuse des risques.
Enfin, avec cette nouvelle campagne de rappel, BMW s’inscrit dans cette logique de transparence renforcée. Le groupe veut éviter tout incident et préserver la confiance de ses clients, dans un marché où la fiabilité perçue reste un pilier essentiel de l’image de marque.
La rédaction
Photos : BMW
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