Cette Ferrari 250 GT Series I Pinin Farina Coupé, produite à seulement 353 exemplaires, est l’un des piliers de la lignée 250, cette famille sacrée qui a donné naissance aux 250 GTO, 250 SWB et 250 California. Sous son long capot repose un V12 Colombo de 3,0 l, une mécanique conçue par Gioacchino Colombo lui‑même, capable à l’époque de délivrer 240 ch et d’emmener le coupé au‑delà des 220 km/h, des performances vertigineuses pour la fin des années cinquante. De quoi affoler les enchères pour cette « sortie de grange ».
Mais ce qui rend cette Ferrari 250 GT Series I Pinin Farina Coupé unique n’est pas sa fiche technique. C’est son état. Une carrosserie marquée par le temps, un intérieur figé dans son jus, une peinture passée qui raconte chaque année de sommeil. Une patine authentique, non retouchée, non maquillée, que les experts qualifient de « stunning patina » tant elle capture l’essence même de la voiture ancienne. Rien n’a été poli, rien n’a été réinventé. Tout est là, brut, sincère, presque émouvant.
Cette « sortie de grange » n’est pas une épave. C’est un témoin. Le châssis est complet, le moteur est présent, les numéros concordent. La Ferrari 250 GT Series I Pinin Farina Coupé en question a été retrouvée dans un état de conservation rare, suffisamment solide pour envisager une restauration totale, mais suffisamment chargée d’histoire pour que certains collectionneurs préfèrent la préserver telle quelle, comme une œuvre d’art figée dans le temps. En termes d’estimation, elle est comprise entre 300 000 et 500 000 $ pour cette Ferrari « sortie de grange ».
La maison de ventes aux enchères Gooding Christie’s qui présente cette Ferrari s’attend à une bataille féroce. Les Ferrari 250, même les versions les plus sages, atteignent régulièrement des montants à sept chiffres. Une 250 GT Pinin Farina restaurée peut dépasser 700 000 à 900 000 dollars, et les exemplaires en état exceptionnel flirtent parfois avec le million. Mais une « sortie de grange » de cette qualité, avec une patine aussi spectaculaire, pourrait attirer un autre type d’acheteur, celui qui recherche l’authenticité absolue, le charme brut, l’histoire non réécrite. Dans ce cas, tout devient possible.
Cette Ferrari raconte une époque où les carrosseries étaient façonnées à la main, où les lignes étaient dessinées comme des sculptures, où le V12 Colombo chantait comme un instrument de musique. Elle raconte aussi l’oubli, la poussière, le silence, puis la renaissance.
Une vie entière enfermée dans une grange, avant de revenir sous les projecteurs. Pour tout savoir sur cette Ferrari 250 GT Series I Pinin Farina Coupé, cliquez sur l’image située ci-dessous pour accéder au site web Gooding Christie’s, l’entreprise qui a organisé la vente aux enchères officielle du Rétromobile 2026.
Enfin, il y a des voitures qui roulent. Il y en a d’autres qui racontent. Celle‑ci fait les deux. Et c’est pour cela qu’une « sortie de grange » comme celle‑ci n’est jamais une simple découverte : c’est une résurrection.
La rédaction
Photos : Gooding Christie’s
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