Alors que les constructeurs automobiles chinois multiplient les lancements de voitures électriques à l’échelle mondiale, la France apparaît comme l’un des marchés les plus réticents. L’étude du BCG, publiée le 5 novembre 2025, met en évidence un contraste marqué entre l’Hexagone et ses voisins européens. En moyenne, les intentions d’achat de modèles électriques « made in China » se situent entre 10 % et 20 % en Europe, mais elles plafonnent à 9 % en France. Dans certains pays, l’ouverture est bien plus forte : 19 % en Espagne, 18 % en Norvège et 16 % en Allemagne.
Les projections de part de marché confirment cette tendance : les voitures électriques chinoises ne devraient représenter que 3 % du marché français, contre 4 % en moyenne européenne. La France n’est toutefois pas la plus fermée : aux États-Unis, seuls 7 % des consommateurs se disent prêts à acheter une voiture chinoise. À l’inverse, le Brésil se distingue avec un taux d’acceptation de 36 %, soit quatre fois plus que la moyenne européenne. L’enquête a été menée auprès de 9 000 consommateurs dans 10 pays, dont 1 000 en France, ce qui confère une base statistique solide.
Le rapport souligne également l’importance de la fidélité aux marques. Entre 30 % et 40 % des Français et des Américains déclarent vouloir racheter la même marque que leur voiture actuelle. Mais le BCG rappelle que « la fidélité reste significative, mais ne suffit pas à protéger les constructeurs historiques des nouveaux entrants ». En Chine, ce taux tombe en dessous des 15 %, une faiblesse attribuée « à la jeunesse des marques locales et à une offre technologique en plein essor ».
Au-delà de la question du pays d’origine, l’étude révèle une résistance française plus générale à l’électrification. 29 % des conducteurs de voitures thermiques ou hybrides en France affirment qu’ils ne passeront jamais à l’électrique (intentions déclarées), contre 24 % en moyenne européenne et seulement 6 % en Chine. Les freins identifiés sont bien connus : l’autonomie jugée insuffisante par 54 % des Français, contre 43 % des Européens, et le temps de recharge trop long pour 48 % des Français, proche de la moyenne européenne (46 %). Le coût d’achat des voitures électriques reste un obstacle majeur, cité par 53 % des Français et 46 % des Européens.
Les motivations des acheteurs potentiels sont également analysées. En France, 41 % des répondants mettent en avant les économies à long terme liées aux voitures électriques, contre 47 % en Europe. Les préoccupations environnementales sont citées par 36 % des Français, contre 45 % des Européens, tandis que l’expérience de conduite est jugée déterminante par 29 % des Français, contre 38 % sur le « Vieux Continent ».
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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