Le plan initial de Bruxelles visait à bannir les véhicules thermiques neufs à partir de 2035, dans l’objectif de réduire drastiquement les émissions polluantes en Europe. Mais face aux inquiétudes croissantes des constructeurs automobiles et aux ventes décevantes de voitures électriques, trop chères et encore entourées de méfiance, l’Europe semble prête à revoir sa copie au sujet de la fin du thermique. Les acteurs du secteur redoutent un effondrement industriel si la transition ne s’accompagne pas de solutions réalistes, et les alternatives comme les e-fuels et les biocarburants apparaissent désormais comme des pistes crédibles pour prolonger la vie des moteurs à combustion comme évoqué, début décembre, par Apostolos Tzitzikostas (Commissaire européen aux transports – UE).
C’est Manfred Weber, président du PPE, le plus grand parti du Parlement européen, qui a mis le feu aux poudres. Selon lui, l’interdiction pure et simple des moteurs thermiques neufs serait abandonnée au profit de règles plus flexibles. « Il y aura plutôt des règles plus souples pour parvenir à une réduction des émissions de dioxyde de carbone des voitures », a-t-il affirmé à Bild. Une déclaration qui traduit une tendance lourde au sein des institutions européennes.
Manfred Weber précise que pour les nouvelles immatriculations à partir de 2035, une réduction de 90 % des émissions de CO₂ sera exigée pour les objectifs de flotte des constructeurs automobiles, contre les 100 % initialement prévus. Et d’ajouter : « Pour les nouvelles immatriculations à partir de 2035, une réduction de 90 % des émissions de CO₂ sera désormais obligatoire pour les objectifs de flotte des constructeurs automobiles, au lieu de 100 % ». Avant de conclure : « Il n’y aura pas non plus d’objectif à 100 % à partir de 2040. Cela signifie que l’interdiction de la technologie des moteurs à combustion est abandonnée. Tous les moteurs actuellement fabriqués en Allemagne peuvent donc continuer à être produits et vendus. »
Cette inflexion ouvre la porte à une nouvelle ère où les moteurs thermiques pourraient coexister avec les technologies électriques, à condition d’intégrer des carburants de synthèse et des biocarburants capables de réduire drastiquement l’empreinte carbone. Les e-fuels, déjà testés par plusieurs constructeurs, pourraient devenir la clé de voûte d’une transition énergétique moins brutale, permettant de préserver l’existant tout en respectant les objectifs climatiques.
Enfin, reste à savoir si cette déclaration est une véritable orientation politique ou un coup de pression destiné à influencer les négociations. Quoi qu’il en soit, l’Europe s’apprête à dévoiler son plan, très probablement le 16 décembre, et l’industrie automobile retient son souffle. Si l’interdiction des moteurs thermiques est bel et bien levée, c’est un tournant historique qui s’annonce, redéfinissant l’avenir de la mobilité sur le Vieux Continent.
La rédaction
Photos : images d’illustration LesVoitures.com
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