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Audi RS 3 LMS : au volant du bolide sur le circuit Paul Ricard

 
    Publié le 26 décembre 2017

Le « WTCC est mort, vive le WTCR ». En 2018, le WTCC et le TCR fusionneront pour donner naissance à une nouvelle discipline dont le règlement sera celui du TCR. Exit donc l’engagement direct des constructeurs au profit de la compétition client. Dans ce domaine, Audi Sport excelle notamment avec la R8 LMS en Blancpain GT Series. En marge de l’essai de l’Audi RS 3 Sportback (à lire ici), nous avons pris les commandes de sa sœur de compétition sur le circuit Paul Ricard : l’Audi R3 LMS.

De la route à la piste, nous avons abandonné quelques heures la RS 3 Sportback pour plonger dans l’univers de la compétition client. Pour rappel, ce dernier représente pour les constructeurs automobiles à la fois un laboratoire technologique et un vecteur fort de communication, sans oublier des revenus conséquents. En effet, comme son nom l’indique, la compétition client consiste à développer des voitures de course qui seront ensuite vendues et exploitées par des équipes privées dans différents championnats. Après cette courte présentation de la compétition client, place à l’essai de l’Audi RS 3 LMS.

Entrons dans le vif du sujet en présentant les principales spécificités de cette Audi RS 3 LMS. Contrairement à la RS 3 Sportback de série, la RS 3 LMS n’est pas motorisée par le 5-cylindres 2.5 l TFSI mais par un 4-cylindres 2.0 l suralimenté. Ce « cœur mécanique » développe 350 ch (257 kW) à 6 200 tr/min. Quant à son couple, il est de 460 Nm (à 2 500 tr/mn). « Simple traction », le train avant de la RS 3 LMS reçoit les 350 ch grâce à une boîte de vitesses séquentielle à double embrayage DSG 6. Les palettes au volant sont bien sûr de rigueur. En termes de poids, la RS 3 LMS flirte avec 1 200 kilos.

On y était préparé, mais, à la vue de la voiture placée dans la voie des stands de celui qui accueillera le retour de la Formule 1 chez nous le 24 juin 2018, l’adrénaline monte (déjà) d’un cran. Après un briefing détaillé et la découverte de la piste située sur les hauteurs du Castellet, le grand moment est arrivé. Sanglé dans le siège, pour ne pas dire complètement immobilisés, l’atmosphère « racing » nous remplit l’esprit en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Même si nous sommes habitués à conduire des voitures puissantes, on passe cette fois à un niveau supérieur. Moteur !

Dès les premiers tours de roues, le plaisir est au rendez-vous car c’est un privilège certain que nous offre Audi Sport. Cette sensation des plus agréables est néanmoins à mettre de côté car il nous faut un maximum de concentration pour essayer humblement de piloter l’Audi RS 3 LMS. Ainsi, oubliez la conduite au quotidien, il faut paramétrer notre cerveau d’automobiliste en quelques centaines de mètres car cela freine très fort, sans assistance, vire avec une direction hyper-directe. Autre ressenti impressionnant, l’Audi RS 3 LMS colle à la route, pardon à la piste, avec une efficacité redoutable.

Les premiers freinages sont l’occasion de découvrir une autre puissance, celle des freins de la RS 3 LMS (378 mm x 34 mm à l’avant – 272 x 12 mm à l’arrière). On nous avait pourtant expliqué qu’il fallait taper fort certes, mais à aucun moment nous avons pensé que cela pouvait freiner si puissamment ! La théorie est une chose, la pratique en est une autre surtout sur circuit. Les premières courbes sont absorbées à « trop faible » vitesse et hors trajectoire. Il nous faut du temps pour appréhender la direction de cette bête de course.

En ligne droite, malgré le port du casque, la sonorité folle du moteur fait frissonner de bonheur nos tympans. On approche alors la courbe de Signes. A cet instant, un très léger freinage nous permet de caler le train avant de la RS3 LMS dans ce virage incroyable. Sans évoluer à la vitesse maximale avec laquelle elle peut aborder Signes, nous prenons alors réellement conscience de la haute technologie sportive que renferme cette voiture de course, surtout que les vibreurs du Paul Ricard décuplent le plaisir ressenti. La RS 3 LMS est d’une telle rigidité que l’on ressent à chaque centième de seconde une nouvelle vibration.

4 tours du circuit étaient au programme. C’est court certes, mais le dernier nous a permis de jouir, encore une fois à notre niveau, des capacités hors normes de l’Audi RS 3 LMS en tentant de réaliser, ce que l’on nomme dans le jargon du Sport Auto « un tour propre ». On accélère un peu plus fort encore, on freine plus tard, toujours en confiance grâce à notre instructeur qui n’est pas là, soulignons-le, pour nous contenir, mais pour nous pousser à (essayer) d’exploiter le potentiel du bolide aux anneaux. Du « potentiel », Audi Sport customer racing est loin d’en manquer en matière de Sport Auto…

La rédaction

Photos : LesVoitures.com et Audi