Christian von Koenigsegg ne mâche pas ses mots : « L’appétit du marché pour ce niveau de voiture, entièrement électrique, est extrêmement faible. » Selon ses propos relayés par Top Gear, les acheteurs de véhicules ultra-performants recherchent bien plus qu’une simple accélération fulgurante ou une autonomie élevée. Ils veulent une expérience sensorielle complète, une interaction viscérale avec la machine. Hors, rares sont les voitures électriques qui procurent de telles sensations. Cependant, ce n’est pas n’importe qui qui peut s’offrir une Koenigsegg, voire une Porsche Taycan ou une Audi e-tron GT.
Le fondateur du constructeur automobile suédois va plus loin dans son analyse en affirmant : « Un véhicule électrique est un peu plus un robot. » Cette déclaration résume son principal grief : l’absence d’émotion dans la conduite des EV (Electric Vehicles). Pour Christian von Koenigsegg, les voitures électriques, bien que fluides et réactives en termes de conduite, manquent de cette essence mécanique qui fait vibrer les passionnés.
« Vous voulez les vibrations, le battement, la chaleur, les sons, les changements de vitesse, tous ces aspects qui donnent vie à la voiture », explique-t-il. Ces éléments, propres aux moteurs thermiques, sont selon lui indispensables pour établir une véritable connexion entre le conducteur et sa machine. Sans eux, la voiture devient une entité froide, prévisible, presque artificielle, à l’identique d’un « robot ».
Malgré son admiration pour certaines qualités des voitures électriques, Christian von Koenigsegg ne prévoit pas de modèle 100 % électrique dans un avenir proche. Il a confirmé que tous les modèles actuels de la marque sont vendus, et qu’une nouvelle méga-car sera dévoilée d’ici 12 à 18 mois. Ce futur modèle, bien qu’encore mystérieux, ne devrait clairement pas être 100 % électrique, en cohérence avec la philosophie de la marque.
Enfin, cette approche rappelle celle de l’industrie horlogère, où les montres mécaniques ont survécu à l’arrivée des modèles à quartz. Christian von Koenigsegg compare ses voitures à des montres suisses artisanales : complexes, émotionnelles, uniques, à savoir que ses surpuissantes créations à quatre roues se positionnent logiquement à l’opposé des voitures électriques qu’il considère comme des « robots » impersonnels.
La rédaction
Photos : Koenigsegg
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