John Cockerill Defense a imaginé l’i‑X comme un véhicule léger capable d’aller très vite, très loin, en restant discret. Sa motorisation thermique ou hybride thermique‑électrique développe 750 ch, portée à 800 ch en version hybride, une puissance totalement inhabituelle pour un engin militaire de 3,5 tonnes. Cette cavalerie lui permet d’atteindre 200 km/h sur route et 160 km/h en tout‑terrain, des vitesses qui le rapprochent davantage d’un prototype du Dakar que d’un véhicule militaire classique. L’autonomie annoncée est de 600 km, dont 30 km en mode « full électrique » pour la version hybride et un mode silencieux peut être activé pour les approches furtives. L’i‑X intègre également un camouflage adaptatif. Les partenaires ayant conçu le châssis et la mécanique restent confidentiels, renforçant l’aura presque clandestine du programme.
Le concept, ou démonstrateur technologique entièrement fonctionnel, Cockerill i‑X, n’est pas qu’un bolide militaire. Il est armé comme un véritable système de combat. Son module d’armes rétractable peut recevoir un canon de 25 mm ou de 30 mm, chacun avec 120 munitions prêtes au tir. Une configuration « tank killer » est également envisagée, avec 2 à 4 missiles antichars ou 7 roquettes. L’armement secondaire propose une mitrailleuse de 7,62 mm ou de 12,7 mm. La protection reste volontairement légère pour préserver la mobilité, mais atteint un niveau balistique STANAG 4569 niveau 2 et une protection anti‑mine niveau 3, un compromis assumé pour un véhicule dont la philosophie repose sur la vitesse, la furtivité et la capacité à frapper avant l’adversaire.
Les technologies embarquées par le Cockerill i‑X renforcent cette impression de machine futuriste. Une boule optronique installée sur le toit assure les fonctions de détection, reconnaissance et identification, mais l’i‑X peut recevoir d’autres capteurs selon les besoins du client. Le véhicule intègre une fusion de données multi‑capteurs, un casque intelligent pour l’équipage, un système de localisation acoustique des tirs et un dispositif de réduction de signature infrarouge. Le système d’armes peut se rétracter pour réduire la silhouette et la signature thermique, donnant à l’i‑X une allure presque fantomatique lorsqu’il se déplace en mode discret.
Transportable par avion, hélicoptère ou camion, le Cockerill i‑X est pensé pour des forces qui doivent frapper vite et loin. John Cockerill Defense le présente comme un système capable « d’engager et vaincre les menaces entrantes avant qu’elles n’atteignent leur objectif », une manière de dire que ce véhicule n’est pas conçu pour subir l’attaque, mais pour l’intercepter. Pour un lecteur passionné d’automobile, l’i‑X fascine parce qu’il brouille les frontières : il roule comme une supercar surélevée, il se comporte comme un buggy de rallye‑raid.
Enfin, même si l’i-X n’est en aucun cas un véhicule blindé, car il met en avant d’autres technologies furtives et sa rapidité, il embarque le même type d’armement qu’un blindé léger et il représente une vision futuriste de la mobilité militaire. À Eurosatory, il a donné l’impression d’être un aperçu de ce que pourrait devenir le véhicule de combat dans dix ans : plus rapide, plus agile, plus intelligent, et surtout capable de surprendre l’adversaire avant même qu’il ne réalise qu’il est déjà dépassé.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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