Le Hyundai Tucson change radicalement de posture. Les volumes arrondis et les jeux de surfaces paramétriques disparaissent au profit d’une architecture presque géométrique. La face avant se redresse, le capot devient plus horizontal et légèrement bombé, et le toit adopte un profil flottant quasi rectiligne. La lunette arrière, très peu inclinée, est surmontée d’un becquet marqué. La découpe latérale des vitres reste droite jusqu’aux custodes, tandis que la ceinture de caisse parfaitement horizontale renforce la stature du véhicule. La signature lumineuse avant dessine un « H », avec des modules verticaux logés aux extrémités du bouclier et un jonc horizontal à éclairage indirect. Les projecteurs sont intégrés dans le pare-chocs, juste au-dessus d’un ski façon métal, ce qui accentue l’allure de baroudeur. De quoi faire de l’effet aux visiteurs du Mondial de l’Auto.
Les flancs du nouveau Hyundai Tucson conservent leur relief caractéristique mais gagnent en tension. Les ailes élargies sont soulignées par des arêtes nettes, et les passages de roues reçoivent des protections noires imposantes. À l’arrière, les feux reprennent eux aussi le motif en forme de « H », créant une continuité graphique entre l’avant et l’arrière. Hyundai confirme l’arrivée d’une déclinaison XRT, encore plus typée tout-terrain, avec des boucliers spécifiques et des renforts de carrosserie.
La version coréenne du SUV affiche 4,70 m de long (+6 cm), 1,91 m de large (+4 cm) et un empattement traditionnellement plus généreux que celui des versions européennes. L’actuel Tucson IV mesure 4,53 m sur notre marché, et Hyundai n’a pas encore communiqué les dimensions exactes de la future variante européenne.
L’habitacle du nouveau Hyundai Tucson est entièrement repensé. La planche de bord se détache visuellement de la console centrale, créant un effet flottant. L’horizontalité reste le fil conducteur, mais Hyundai simplifie l’ergonomie en supprimant une partie des commandes physiques. La double dalle disparaît : le conducteur dispose désormais d’un combiné numérique étiré sur toute la largeur, associé à un grand écran tactile central. Le volant adopte un double méplat, pensé pour dégager la vue sur l’instrumentation. Selon les marchés, on trouve un double chargeur à induction, un porte‑cartes intégré près de l’aérateur gauche, et une montée en gamme sensible des matériaux. Le système multimédia repose sur l’environnement logiciel Pleos Connect, appelé à se généraliser dans la gamme Hyundai.
La marque n’a pas encore détaillé les motorisations destinées à l’Europe. En Corée du Sud, la gamme s’articule autour de blocs 1.6 T‑GDi Hybrid et PHEV, avec des puissances pouvant dépasser 239 ch pour l’hybride et 288 ch pour le modèle hybride rechargeable, ainsi qu’une batterie portée à 13,8 kWh permettant une autonomie électrique annoncée entre 80 et 100 km WLTP. Hyundai pourrait reconduire une offre multi‑hybridation en Europe, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée.
Enfin, le Hyundai Tucson de cinquième génération, plus massif, plus technologique et plus affirmé, s’annonce comme l’un des lancements majeurs de l’automne. Sa première apparition publique européenne aura lieu au Mondial de l’Auto 2026, où Hyundai dévoilera la version destinée à notre marché ainsi que l’ensemble de ses caractéristiques techniques.
La rédaction
Photos : Hyundai
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