L’écologie étant le « cheval de bataille » de la Mairie de Paris, notre belle capitale est, depuis des années, tristement métamorphosée à grand coup d’aménagements en tout genre dont des pistes cyclables pour certaines très peu utilisées comme, par exemple, celle située sur de la voie express rive droite (en photo ci-dessous lors des travaux de 2017). En effet, mal pensée, trop longue, cette dernière manque surtout cruellement et intrinsèquement de plus de sorties, sachant que les cyclistes y sont bloqués entre la Seine et les véhicules qui y circulent. Venons-en à notre sujet du jour, à savoir la pollution de l’air dans Paris.
Aujourd’hui le 9 avril 2020, d’après Airparif qui, rappelons-le, est l’association chargée de la surveillance de la qualité de l’air dans Paris et dans toute l’Île-de-France, l’indice français de pollution est « Moyen » (niveau 5). Pour demain, le jeudi 10 avril 2020, les prévisions d’Airparif indiquent même une hausse de la pollution avec un indice français « Médiocre » (niveau 6). On est donc loin des niveaux « Trés bon » et « Bon » qui s’affichent en vert sur la seconde capture d’écran ci-dessous.
Pour expliquer ce phénomène, on ne peut, tout d’abord, pas mettre ce résultat assez mauvais sur le compte de la circulation car, elle est extrêmement réduite à cause du confinement. Plusieurs autres facteurs sont donc à considérer pour expliquer la pollution qui réside au-dessus de la tête des Parisiens.
Les conditions printanières et l’absence de vent amplifient ainsi une situation causée par d’autres formes de pollution. Les particules fines sont ainsi omniprésentes dans le ciel de Paris car, leurs origines sont diverses. Le chauffage au bois soit, en d’autres termes, les feux de cheminée, génèrent ainsi énormément de pollution, ceci sachant que la majorité des Franciliens sont confinés. Avec des températures relevées plutôt fraîches avant que le soleil ne s’installe en France, les cheminées ont donc été énormément utilisées. A cela s’ajoute, la pollution agricole due aux épandages printaniers comprendre, la diffusion en quantité importante de pesticides.
Alors Madame Hidalgo, il n’y a pas que les voitures et autres camions qui polluent même si les véhicules représentent un « accélérateur » à pollution, preuve en est faite « grâce » au Covid-19. Le trafic routier dans Paris n’est donc pas le seul responsable de la mauvaise qualité de l’air. Une dernière chose, si l’air est pollué, cela impacte directement les personnes les plus sensibles au niveau pulmonaire et, donc, cela amplifie les risques liés au coronavirus.
Enfin, concluons avec la dernière « bonne idée » venue tout droit de la Mairie de Paris : végétaliser le périphérique.
Texte : Frédéric Lagadec
Photos : Airparif et LesVoitures.com
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