Depuis son activation, le radar fonctionne sans relâche, jour et nuit, week-ends compris, même lorsque aucun ouvrier n’est présent sur le chantier. Les images diffusées par l’association montrent un appareil qui crépite presque en continu, comme s’il avait été programmé pour capturer chaque véhicule passant à un rythme légèrement supérieur à celui imposé. « Il n’y a aucun danger », martèle Pierre Chasseray, convaincu que la situation relève davantage du piège que de la prévention. Le délégué général de l’association dénonce « une limitation de vitesse totalement abusive » et réclame l’arrêt immédiat du dispositif. Il insiste : « Je demande à la Sécurité routière de stopper ce radar et de faire en sorte que ceux qui ont été sanctionnés soient remboursés. Arrêtons ce massacre, stoppons ce radar automatique. Une machine à cash, une machine à flash. »
🚨 18 automobilistes flashés en moins de 5 minutes, un jackpot estimé à 752516€ par jour 🎰
Avec une limitation de vitesse abaissée à 30 km/h, le radar chantier installé au niveau de la Porte de Montreuil sur le périphérique parisien flashe les automobilistes par milliers. pic.twitter.com/OhHOCqtSVB
— 40 millions d’automobilistes (@40MA) September 2, 2026
Pour « 40 Millions d’automobilistes », la réduction à 30 km/h sur ce tronçon soulève des interrogations profondes. Pierre Chasseray estime qu’il n’y aurait « vraiment aucun danger à circuler à 34 km/h », une vitesse à laquelle certains conducteurs se retrouvent pourtant flashés. L’association demande donc le retrait immédiat du radar et le remboursement des automobilistes verbalisés, dont l’amende peut atteindre 135 €. Le dispositif, lui, reste officiellement lié au chantier en cours et à la limitation temporaire imposée pour la durée des travaux. Les usagers doivent donc respecter la vitesse affichée, même si elle est nettement inférieure à celle qui régit habituellement l’anneau parisien.
Dans les faits, ce radar autonome flashe par l’arrière (au point kilométrique 30.960), ce qui empêche les automobilistes de l’anticiper. La marge technique appliquée aux vitesses inférieures à 100 km/h fait que l’appareil se déclenche à 36 km/h réels, pour une vitesse retenue de 31 km/h. Un conducteur circulant à 40 km/h se voit infliger une amende minimale de 90 € et un retrait de point. À 50 km/h, la sanction grimpe à 135 €, avec 2 points en moins. Cette mécanique, combinée à un trafic d’environ 80 000 véhicules par jour, explique l’ampleur des verbalisations observées. En moins de 5 min, l’association a compté 18 flashs, une cadence qui, extrapolée, pourrait représenter plusieurs milliers de procès-verbaux quotidiens.
Enfin, ce radar polémique du périphérique parisien, censé accompagner un chantier de transformation urbaine, s’est mué en symbole de controverse. Entre impératifs de sécurité, colère des automobilistes et accusations de rendement financier, la porte de Montreuil est devenue, en quelques jours, l’un des points les plus sensibles du périphérique parisien. Pourtant, malgré les protestations, la règle demeure : tant que les travaux se poursuivent, la limitation à 30 km/h reste en vigueur, et le radar continue de flasher sans interruption.
La rédaction
Photo : image d’illustration LesVoitures.com
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