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Refus d’obtempérer : 28 200 en 2025, l’État dépassé par la violence

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, invité ce mardi matin sur le plateau de Bonjour ! La matinale de TF1, a dressé un tableau particulièrement sombre de la situation sécuritaire en France, alors que neuf policiers ont été blessés en seulement vingt-quatre heures lors de refus d’obtempérer qui ont dégénéré en violences. Ce phénomène, désormais devenu un marqueur inquiétant de l’insécurité routière et du recul de l’autorité publique, ne cesse de s’amplifier.

Au lendemain d’un déplacement en Loire-Atlantique, où il avait dénoncé une nouvelle série de drames, Laurent Nuñez a rappelé que la France fait face à une explosion des refus d’obtempérer. Toutes les vingt minutes, un conducteur refuse de s’arrêter malgré les injonctions des forces de l’ordre. Le ministre a confirmé une hausse spectaculaire : 28 200 refus d’obtempérer enregistrés en 2025, soit +11 % en un an, un chiffre qu’il qualifie non pas d’échec mais de symptôme d’un « manque de respect de l’autorité » qu’il juge nécessaire de réaffirmer.

Le ministre de l’Intérieur a insisté sur la dangerosité croissante de ces comportements. Plus d’un tiers de ces refus d’obtempérer s’accompagnent désormais d’une mise en danger de la vie d’autrui, un niveau de violence qui s’est illustré la veille à Nantes. Dans cette affaire, un conducteur ayant refusé de s’arrêter a été poursuivi pendant près de trente minutes avant de faire demi-tour et de foncer délibérément sur un véhicule de police, blessant trois agents. Le parquet a ouvert une enquête pour tentatives d’homicide, rappelant la gravité de ces actes.

La loi française prévoit pourtant des peines lourdes. Le refus d’obtempérer est puni de jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, des peines pouvant grimper à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende en cas de mise en danger de la vie d’autrui, et jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende lorsque le refus d’obtempérer s’accompagne de violences ou provoque des blessures. En cas de tentative d’homicide sur un policier ou un gendarme, les faits relèvent du crime, avec des peines pouvant atteindre la réclusion criminelle à perpétuité. Malgré ce cadre juridique sévère, les condamnations effectives restent souvent en décalage avec les textes, notamment en raison de l’absence de peines plancher, supprimées en 2014.

Les dernières heures ont encore illustré cette spirale. À Saint-Cyr-l’École, un policier municipal a été légèrement blessé lors d’un nouveau refus d’obtempérer. À Toulouse, la fuite d’un conducteur a donné lieu à une course-poursuite de 94 km, jusqu’à Carcassonne. Ces scènes, autrefois exceptionnelles, tendent à devenir quasi quotidiennes.

Laurent Nuñez a également révélé un chiffre alarmant : 12 000 policiers et gendarmes blessés en mission en 2025, principalement du fait d’un tiers, un total en hausse qui inclut une part significative de victimes de refus d’obtempérer. Cette statistique, rarement mise en avant, illustre la pression croissante qui pèse sur les forces de l’ordre.

Face à cette situation, le ministre promet une réponse fondée sur la fermeté. « Il y aura toujours des poursuites quand il y a des refus d’obtempérer. C’est une instruction très ferme, très claire que j’assume », a-t-il déclaré. Mais cette ligne politique soulève une question centrale : la fermeté annoncée suffit-elle encore, alors que les chiffres explosent et que les sanctions restent souvent perçues comme insuffisantes ?

La loi française prévoit pourtant des peines lourdes. Le refus d’obtempérer est puni de jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, des peines pouvant grimper à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende en cas de mise en danger de la vie d’autrui, et jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende lorsque le refus d’obtempérer s’accompagne de violences ou provoque des blessures. En cas de tentative d’homicide sur un policier ou un gendarme, les faits relèvent du crime, avec des peines pouvant atteindre la réclusion criminelle à perpétuité. Malgré ce cadre juridique sévère, les condamnations effectives restent souvent en décalage avec les textes, notamment en raison de l’absence de peines plancher, supprimées en 2014.

C’est précisément sur ce point que l’État apparaît aujourd’hui en défaut. Les forces de l’ordre, confrontées à une violence routière décomplexée, dénoncent régulièrement un sentiment d’impunité. Les chiffres présentés par le ministre lui-même montrent que la réponse pénale actuelle ne parvient pas à enrayer la progression du phénomène. La question des peines plancher, longtemps débattue puis abandonnée, revient désormais au cœur du débat sécuritaire. Beaucoup estiment qu’il devient indispensable de rétablir des seuils incompressibles pour les refus d’obtempérer les plus graves, afin de restaurer l’autorité de l’État et de protéger les policiers et gendarmes qui, chaque jour, risquent leur vie. L’État est aussi pris à défaut en termes de mortalité routière avec des chiffres en hausse en 2025.

Enfin, l’intervention de Laurent Nuñez sur TF1 met en lumière une réalité brutale : la France fait face à une montée continue des comportements dangereux, et les forces de l’ordre sont en première ligne. Les chiffres, tous en hausse, témoignent d’un phénomène structurel qui dépasse le simple fait divers. La fermeté annoncée devra désormais s’accompagner d’un débat de fond sur l’efficacité des sanctions et sur la nécessité, ou non, de réintroduire des peines plancher pour enrayer la dérive représentée par les refus d’obtempérer qui menace directement la sécurité publique.

La rédaction

Photo : Police nationale

Publié par
Frédéric Martin

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