Avec ses 3,922 m de long et ses 2,020 m de large rétroviseurs compris, la Renault 5 E‑Tech électrique Five se glisse dans la ville comme un smartphone dans une poche. Compacte, vive, parfaitement calibrée pour les ruelles serrées et les créneaux impossibles, elle joue la carte du charme néo-rétro sans jamais tomber dans la caricature.
La couleur « vert pop ! » (option à 850 €) attire les regards comme une coque flashy sur un téléphone dernier cri. Elle met du peps dans le paysage urbain et donne à la voiture une personnalité immédiatement attachante, presque ludique. On a l’impression de conduire un objet high‑tech qui aurait décidé de prendre la forme d’une voiture.
À bord, la Renault 5 E‑Tech électrique Five surprend par son agencement très bien pensé. L’absence de GPS intégré pourrait faire tiquer, mais l’Apple CarPlay et l’Android Auto indispensables prennent le relais. Encore une histoire de smartphones à garder au‑dessus des 20 % de batterie ?
L’équipement reste très convenable avec un écran central de 10,1″, deux prises USB‑C, un régulateur et un limiteur de vitesse, ainsi que l’accès et le démarrage par carte mains libres. L’ambiance est moderne, simple, efficace, mais un détail vient troubler la fête : l’accoudoir des contre‑portes a été placé trop bas, réduisant l’espace aux genoux. Un choix ergonomique discutable qui aurait mérité un positionnement plus haut. Faisons confiance à Renault pour corriger cela, dans 2 ans environ, dans le cadre du restylage de la Renault 5 E-Tech électrique. Les places arrière, quant à elles, restent un peu justes pour les grands gabarits, mais le confort général demeure très satisfaisant.
Sous le capot, la Renault 5 E‑Tech électrique Five embarque une petite batterie de 40 kWh, un moteur de 95 ch et une autonomie WLTP mixte annoncée à 312 km. Le poids de 1 353 kg en ordre de marche reste contenu pour une électrique moderne.
En ville, cette configuration est largement suffisante. La voiture se montre précise, confortable, agile, presque joueuse. La direction est vive, le châssis dynamique, le freinage très sécurisant. On sent toutefois que l’accélération est volontairement bridée pour préserver l’autonomie, avec un 0 à 100 km/h en 12 s et une vitesse maximale de 130 km/h. Mais en usage urbain, cette retenue devient une qualité : la Renault 5 E‑Tech électrique Five privilégie la douceur, la maîtrise et l’efficacité énergétique. Le bruit des pneus quatre saisons, pourtant montés sur notre modèle d’essai, est imperceptible dans l’habitacle, preuve d’un travail d’insonorisation soigné.
Notre test de consommation réelle en ville, réalisé en écoconduite, mais sans activer les modes « Eco » et « Brake », a révélé une donnée moyenne de 10,8 kWh/100 km. Avec cette valeur, l’autonomie réelle en milieu urbain atteint 370 km, un score tout simplement excellent pour une batterie de 40 kWh. Les pneus quatre saisons montés sur notre modèle influent très légèrement à la hausse sur la consommation, mais sans remettre en cause la performance globale. Non sans humour, la Renault 5 E‑Tech électrique Five donne l’impression de perdre ses pourcentages de batterie aussi lentement qu’un smartphone en mode avion.
On roule doucement, on roule encore, et l’autonomie semble refuser de baisser. Une sensation rare, presque rassurante, qui change profondément le rapport à la mobilité électrique. De toute façon, en ville, autant adopter une conduite tranquille, car un feu rouge, un stop ou les zones limitées à 30 km/h nous ramènent à la réalité de la mobilité urbaine. Ainsi, les deux minutes que vous croyez gagner en roulant plus vite s’évaporent aussitôt.
Enfin, avec un prix d’accès à partir de 19 250 €, selon conditions et après déduction de la prime « Coup de Pouce » de 5 740 €, la Renault 5 E‑Tech électrique Five se positionne comme l’une des propositions les plus séduisantes du marché urbain. Couronnée « Voiture de l’Année 2026 », la R5 100 % électrique combine charme, efficacité, modernité et autonomie réelle convaincante. Son plus gros défaut reste, en version Five, l’absence totale de prise de recharge rapide, même en option, ce qui limite clairement son usage à la ville. Mais pour cet environnement, elle excelle. Au point que nous avons eu du mal à la ramener après l’essai. Elle crée un lien de sympathie immédiat, presque affectif, comme un petit appareil électronique auquel on s’attache sans s’en rendre compte. Heureusement, il nous reste une bonne série de photos sur notre smartphone pour combler le manque.
Texte et essai : Frédéric Lagadec
Photos : LesVoitures.com
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