Au deuxième trimestre 2026, le groupe pétrolier TotalEnergies enregistre un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars, soit un niveau deux fois supérieur à celui de l’an dernier (2,7 milliards de dollars). Cette progression spectaculaire est directement liée aux prix élevés des hydrocarbures, conséquence du conflit au Moyen‑Orient qui a tendu l’ensemble des marchés énergétiques. Le résultat net ajusté, indicateur privilégié par les analystes, atteint 6 milliards de dollars, ce que confirme Patrick Pouyanné en déclarant que « dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen‑Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (…) de 6 milliards de dollars ». Sur le premier semestre, le bénéfice net grimpe à 11,2 milliards de dollars, soit une hausse de 73 %, démontrant la solidité du modèle intégré du groupe, fondé sur la complémentarité entre les activités amont, raffinage‑chimie, GNL et distribution.
Face aux critiques récurrentes sur la fiscalité du groupe TotalEnergies en France, le gouvernement réagit avec fermeté. La porte‑parole Maud Bregeon a affirmé, sur BFMTV : « je refuse le Total Bashing », rappelant qu’il s’agit selon elle d’« une chance » pour le pays de disposer d’un acteur capable d’assurer « l’approvisionnement des Français » en carburants, un enjeu crucial pour éviter toute pénurie. Cette prise de position intervient alors que TotalEnergies est régulièrement accusé de contribuer insuffisamment à l’impôt sur les sociétés en France, malgré des bénéfices mondiaux colossaux. Le groupe répond en mettant en avant sa contribution fiscale globale : environ 25 milliards de dollars par an en impôts sur les sociétés et taxes à la production entre 2022 et 2025, pour un chiffre d’affaires annuel avoisinant 200 milliards de dollars. TotalEnergies insiste sur son rôle dans l’économie mondiale, sa capacité à stabiliser l’approvisionnement énergétique européen et la pertinence de son modèle intégré dans un contexte géopolitique instable.
Enfin, entre résultats financiers records et controverses persistantes, TotalEnergies s’impose une nouvelle fois comme un acteur incontournable du paysage énergétique mondial, capable de tirer parti d’un marché sous tension tout en cristallisant les débats sur la fiscalité et la responsabilité des grands groupes. Le gouvernement, en refusant le « Total Bashing », rappelle l’importance stratégique du géant pétrolier pour la sécurité énergétique nationale, tandis que l’entreprise revendique sa contribution fiscale globale et la robustesse de son modèle intégré. Dans un contexte géopolitique incertain, ces performances illustrent autant la puissance du groupe que les interrogations qu’il continue de susciter. Ainsi, à la pompe, de nombreux automobilistes risquent d’avoir le sentiment d’un décalage entre la hausse persistante des prix et les bénéfices records du groupe.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com et TotalEnergies
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