Pour cette Bodo Cabriolet, l’approche retenue par Brabus ne relève pas de la simple transformation cosmétique. Le préparateur allemand reconstruit la Vanquish Volante en une sculpture mécanique entièrement habillée de carbone, étirée sur 5,06 m de long pour seulement 1,30 m de haut, proportions qui confèrent à la Bodo Cabriolet une allure de torpille gothique, basse, élancée, presque irréelle. Le prix annoncé, 1 077 000 € HT, confirme que cette création ne vise pas à élargir la clientèle d’Aston Martin, mais à séduire une poignée de collectionneurs capables d’apprécier un objet dont la rareté est aussi déterminante que la performance.
L’habitacle de la Bodo Cabriolet adopte la philosophie Brabus Masterpiece, avec un travail artisanal poussé sur le cuir, le carbone Dark Shadow et une signature Bodo Buschmann brodée sur les panneaux de portes. La sellerie, le plancher et le coffre reprennent le motif de matelassage Shell, exclusif à cette série.
Chaque exemplaire est livré avec un sac de voyage assorti et des clés gainées de cuir, tandis qu’un passeport numérique basé sur la blockchain permet de tracer l’historique du véhicule via une plaque dédiée, dispositif dont la valeur pratique reste secondaire face à la dimension symbolique de l’ensemble.
Sous la carrosserie de la Brabus Bodo Cabriolet intégralement en carbone, Brabus conserve le moteur d’origine mais le pousse à des niveaux qui dépassent largement les standards de la Vanquish Volante. Le bloc V8 5,2 l bi‑turbo atteint désormais 1 000 ch et 1 200 Nm de couple, transmis par une boîte automatique à 8 rapports associée à un différentiel électronique.
Les performances annoncées sont à la hauteur de cette débauche mécanique : 0 à 100 km/h en 3,0 s, 200 km/h en 8,5 s, 300 km/h en 23,9 s, pour une vitesse de pointe limitée électroniquement à environ 360 km/h. Le spoiler arrière électrique en carbone peut se dresser à la verticale afin de servir d’aérofrein lors des décélérations extrêmes, une fonctionnalité qui illustre parfaitement le décalage entre la sophistication technique et l’usage réel que pourront en faire les propriétaires.
Le châssis bénéficie d’un système de levée sur les deux essieux, capable d’augmenter la garde au sol de 25 mm pour franchir les obstacles urbains. Ce dispositif se désactive automatiquement au‑delà de 45 km/h, garantissant que la voiture retrouve son assiette optimale dès que la vitesse augmente.
Enfin, la Brabus Bodo Cabriolet apparaît ainsi comme une pièce d’orfèvrerie mécanique, un hommage assumé à l’excès et à la vision singulière de Bodo Buschmann. Plus qu’une GT décapotable, elle incarne une philosophie où la rareté, la puissance et le style fusionnent pour donner naissance à un objet qui dépasse la logique automobile traditionnelle.
La rédaction
Photos : Brabus
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