Le Parisien a donc réussi le pari de réunir Luca de Meo (en photo dans cet article lors du salon ChangeNOW 2022) et Carlos Tavares, ceci dans le cadre d’une interview qui est disponible en intégralité en cliquant ici. Comme évoqué en introduction, les deux hommes n’ont pas mâché leurs mots et ont livré un « tableau objectif » du domaine de l’automobile, ceci à quelques jours de l’ouverture du Mondial de l’Auto qui fera la part belle à la voiture électrique. C’est justement en répondant à une question concernant le tant attendu Mondial de l’Auto que Carlos Tavares a fait preuve, telle une mise à jour de ses propos tenus il y a quelques mois, de nouveau d’une franchise et d’une transparence que nous nous devons de saluer.
Ainsi, en réponse à une question posée au sujet de la pérennité du Mondial de l’Auto, Carlos Tavares a répondu :
« Je ne sais pas, à cause d’un paradoxe hexagonal… Pourquoi avons-nous autant de Français amoureux de leur automobile dans un pays fondamentalement autophobe ? »
Qu’en est-il de l’avis de Luca de Meo sur l’amour, ou le désamour, des Français envers les voitures ?
« J’ai travaillé en Allemagne, chez Volkswagen et Audi. Là-bas, il y a une fierté de l’industrie automobile qui n’existe pas en France. Ici, le discours antivoiture est rude au contraire, doublé d’une forme de désenchantement. Moi, s’il y a un fil rouge de ma carrière, c’est de garder de l’émotion dans l’équation. Si tu réduis toute l’approche à un discours rationnel, en fait tu rentres dans la… « commondity » (le produit de base… »
S’il y a bien un sujet devenu encore plus polémique depuis quelques semaines, c’est celui de la voiture électrique. On le savait déjà, Carlos Tavares a un avis particulièrement tranché sur la question. Hier, dans les colonnes du Le Parisien, il a déclaré :
« Si les véhicules électriques sont chers, ils seront élitistes, la classe moyenne ne pourra y accéder, et nous aurons un problème de stabilité sociale. Au passage, faute d’obtenir les volumes suffisants, nous n’aurons pas non plus d’impact sut la planète. »
Luca de Meo semble être sur la « même longueur d’onde » sur le sujet de la voiture électrique :
« Aujourd’hui, des privilégiés qui ont les moyens, un garage et une borne à la maison peuvent s’offrir le véhicule électrique. C’est politiquement incorrect de le dire comme ça, mais c’est la vérité. Néanmoins nous arriverons à démocratiser le véhicule électrique. »
Enfin, de nouveau, vous pouvez accédez à l’intégralité de l’interview croisée de Luca de Meo et Carlos Tavares, via le lien Le Parisien proposé dans le premier paragraphe de ce sujet.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com et Stellantis
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