Le document de travail en question, consulté par plusieurs rédactions, révèle que les marges brutes pratiquées sur les prix des carburants aujourd’hui dépassent celles enregistrées avant la crise géopolitique. Cette évolution, confirmée par les données consolidées du gouvernement, a fait bondir l’exécutif. Sébastien Lecornu ne cache plus son irritation, jugeant anormal que les prix à la pompe ne reflètent pas la baisse récente des cours internationaux.
Depuis Marseille, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a d’ailleurs rappelé publiquement un principe qu’il estime non négociable, au sujet des marges brutes liées aux prix des carburants :
« Il y a quelque chose qui n’est pas négociable, c’est quand ça augmente au global, on comprend que ça augmente à la pompe. Quand ça diminue au global, ça doit diminuer aussi vite à la pompe. Si on le répète autant depuis trois semaines, c’est sans doute que nous ne sommes pas complètement d’accord avec la manière de voir les choses avec les distributeurs. »
Le Premier ministre s’est également agacé des « diversions » avancées par certains distributeurs, notamment leur volonté de suspendre les Certificats d’économies d’énergie (CEE), une proposition soutenue par Jordan Bardella, et présentée comme une solution miracle pour faire baisser les prix des carburants. Une manœuvre que l’exécutif juge inopportune dans le contexte actuel.
Avant la guerre, les marges brutes moyennes tournaient autour de 30 cts/l, avec des écarts notables entre les petites stations indépendantes, proches de 35 cts/l, et la grande distribution, autour de 25 cts/l. Depuis le début du conflit, la hausse est nette, particulièrement sur le gazole, dont les marges ont atteint jusqu’à 40 cts/l, avant de redescendre légèrement début avril pour se stabiliser autour de 33,6 cts/l, un niveau toujours supérieur à la période pré‑crise. Certains réseaux dépassent même les 50 cts/l, un seuil inédit relevé chez plusieurs enseignes majeures (TotalEnergies, ENI, Esso, AVIA, Carrefour, Intermarché), confirmant une augmentation de plus de 30 % par rapport aux niveaux habituels.
Enfin, alors qu’un plan d’électrification est en marche, ces chiffres, qualifiés de « faits inadmissibles » par un conseiller de l’exécutif, alimentent un bras de fer désormais ouvert entre le gouvernement et les distributeurs. Alors que les prix des carburants tardent à refléter la détente des marchés, l’exécutif envisage désormais d’activer un décret de plafonnement des marges, un outil déjà prêt à l’emploi, conçu pour empêcher tout effet d’aubaine et forcer les distributeurs à répercuter les baisses aussi vite qu’ils appliquent les hausses.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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