À quelques semaines du GP de Formule 1 qui transformera la Principauté en cathédrale mécanique le dimanche 7 juin, Monaco vit déjà au rythme du passé glorieux du sport automobile grâce au GP de Monaco Historique, véritable célébration vivante des machines qui ont façonné la légende de la discipline. Parmi les monoplaces les plus admirées figure la Ferrari 312 de 1969, un châssis mythique associé à trois figures de la compétition : Chris Amon, Pedro Rodríguez et Ernesto Brambilla, tous trois pilotes emblématiques de la fin des années 1960. C’est au volant de cette pièce d’histoire que Jean Alesi, ancien pilote Ferrari et vainqueur du GP du Canada 1995, a repris la piste pour offrir au public un moment suspendu dans le temps.
Mais, lors du GP de Monaco Historique, la magie a brutalement basculé vendredi, lorsque Jean Alesi a été victime d’un crash, perdant le contrôle de la monoplace de F1 Ferrari 312 à la sortie du tunnel, précisément dans la zone de freinage précédant la chicane du Port. La voiture a violemment heurté le rail de sécurité, détruisant toute la partie avant de cette machine dont la valeur atteint plusieurs millions d’euros. Les images du choc, impressionnantes, rappellent à quel point ces monoplaces historiques, dépourvues des aides modernes, exigent une précision absolue et punissent la moindre approximation. Les commissaires ont rapidement sécurisé la zone, tandis que l’écurie Methusalmen Racing évaluait l’étendue des dégâts.
Pourtant, après le crash de Jean Alesi, contre toute attente, l’histoire a pris un tournant presque romanesque dès ce matin. Grâce à un travail nocturne d’une intensité remarquable, les mécaniciens ont redonné vie à la Ferrari 312, permettant à Jean Alesi de reprendre la piste dès ce samedi. Voir la monoplace rouge réapparaître dans les rues de Monaco, rugissant à nouveau entre les rails, a créé un moment de pure émotion pour les passionnés massés autour du circuit. L’Automobile Club de Monaco (ACM) a confirmé que plusieurs pilotes avaient été piégés la veille dans cette même zone, soulignant la difficulté extrême du tracé historique.
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Enfin, malgré ce crash spectaculaire, Jean Alesi a pu renouer avec la piste et poursuivre ce rendez‑vous unique où l’histoire de la Formule 1 continue de s’écrire, parfois dans la douleur, toujours avec passion. Le départ du GP de Monaco 2026, c’est pour le dimanche 7 juin à 15h00.
La rédaction
Photo : impressions d’écran YouTube

