Il suffit de se rendre devant le 83 de la route des Trois‑Lucs pour mesurer l’ampleur du sinistre. Le 29 janvier, la chaussée s’est effondrée, laissant apparaître ce que Philippe Joulin, gérant de Carrelage de Marseille contacté par le média ICI Provence, décrit comme « un trou béant de six mètres de diamètre et de 1,50 mètre de profondeur ». Selon lui, les fortes pluies de l’hiver ont fragilisé le sous‑sol jusqu’à provoquer l’effondrement de la chaussée, tel un nid-de-poule géant. Depuis le 2 février, la route est totalement barrée, et l’attente devient insupportable. La vidéo diffusée par TF1 est clairement impressionnante.
😯 Un nid de poule bloque 15 000 automobiliste de Marseille
➡️ Plus aucune voiture ne passe sur la route…ce qui impacte fortement les commerçants installés le long de la voie.
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— TF1Info (@TF1Info) June 11, 2026
L’ensemble des commerces du quartier subit de plein fouet la fermeture. Le passage s’est évaporé, les clients occasionnels ont disparu, et les pertes s’accumulent. Philippe Joulin évoque 40 000 € de manque à gagner par mois, à cause de ce nid-de-poule géant, soit 25 % de son chiffre d’affaires, une situation qui met en péril une équipe de neuf salariés. Les autres enseignes du quartier racontent la même descente aux enfers. Magda, esthéticienne, résume la situation : « Plus personne ne passe devant nos commerces. Même si on travaille beaucoup sur rendez‑vous avec nos clients fidèles, les clients de passage ne sont plus là ».
Selon les commerçants, les travaux initialement prévus en avril ont été repoussés à deux reprises. Les visites techniques se succèdent sans résultat tangible. La Métropole d’Aix-Marseille-Provence, de son côté, contactée par le média ICI Provence, rappelle que « cet axe est interdit à la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes ». Elle affirme que le non‑respect répété de cette limitation, notamment lors de livraisons, a accéléré la dégradation et fragilisé la structure. Pour traiter « la nature très instable des sols », des études géotechniques ont validé une solution technique consistant à poser une géogrille de type parachute, un dispositif destiné à stabiliser durablement la zone affaissée.
Enfin, l’entreprise spécialisée finalise actuellement ses études d’exécution. Les travaux censés traiter ce nid-de-poule géant doivent se dérouler entre juin et juillet, avec un objectif affiché : permettre un rétablissement de la circulation. Une promesse que les commerçants, épuisés par des mois de pertes et d’incertitudes, accueillent avec prudence.
La rédaction
Photo : impression d’écran vidéo TF1
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