C’est un sujet qui a fait plus que débat en 2018, ceci dans le cadre de la Loi d’Orientation Mobilités (LOM) dans laquelle l’Etat a fait apparaître la possibilité d’expérimenter le péage urbain pour les grandes villes. En pratique, un tel péage urbain obligerait les automobilistes à payer leur accès à ces mêmes villes. Cependant, cette idée a rapidement disparu de la LOM sachant que le mouvement des « Gilets Jaunes » est, comme le veut l’expression, passé par là. Alors, pourquoi la Cour des comptes est-elle, aujourd’hui, favorable à la mise en place d’un péage urbain pour Paris ? Pour résumer, pour financer le développement des transports en commun dans toute l’Île-de-France.
Dans le contexte actuel qui tend inexorablement vers la réduction des émissions de CO2, la Cour des comptes remet donc en avant l’idée d’imposer un péage urbain aux automobilsites qui souhaiteraient se rendre dans Paris, dans le but de les inciter à laisser leur voiture à leur domicile et, donc, de les inviter à prendre, par exemple, le RER. De plus, sachant que Île-de-France Mobilités, l’établissement public qui organise et finance les transports en commun, est en grande difficulté financière suite à la pandémie de la Covid-19, un péage urbain parisien pourrait l’aider à renflouer ses caisses. Une question qui se pose est de savoir si Anne Hidalgo, candidate à la présidentielle 2022, s’exprimera prochainement sur la possibilité de mettre en place un péage urbain « aux portes de Paris ».
Voici comment le projet d’un péage urbain pour Paris est présenté pas la Cour des comptes dans son document « Le rapport public annuel 2022 » : « En premier lieu, il paraît indispensable d’amplifier encore les mesures incitant à l’usage des transports en commun, dont la fréquentation accrue génèrera de nouvelles recettes tout en contribuant à la préservation de l’environnement. Cela passe par l’amélioration de la qualité de service et le développement des équipements et dispositifs favorisant l’intermodalité, à l’instar des voies dédiées aux bus ou des stationnements sécurisés pour les vélos, notamment aux abords des gares ou des stations. Du côté des recettes, deux pistes méritent d’être explorées. La première consisterait à faire contribuer les automobilistes franciliens au financement du système selon des modalités permettant de concilier des objectifs de rendement, environnementaux, économiques et sociaux (péage urbain, éco-contribution, TICPE). »
Enfin, à l’opposé, rappelons que la Cour des comptes est beaucoup plus « sereine » concernant l’entretien des routes françaises. La Cour des comptes alerte l’Etat d’une « lente dégradation ». Cet autre sujet polémique est à découvrir ou à redécouvrir, dans nos colonnes, en cliquant sur l’image située ci-dessus.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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