Laurent Pasquali n’était pas seulement un compétiteur aguerri. Dans les paddocks de la Porsche Carrera Cup, du Championnat de France GT ou des 24 Heures du Mans, il incarnait une forme de chaleur humaine rare dans un environnement souvent dominé par la pression et la rivalité. Toujours souriant, toujours disponible, il savait fédérer autour de lui. Sa disparition brutale, survenue le 28 novembre 2018, a plongé ses proches dans une angoisse interminable. La découverte de son corps en septembre 2019, dans une forêt de Haute‑Loire, a mis fin à des mois d’incertitude, mais a surtout ouvert la voie à une enquête qui allait révéler l’existence d’une structure clandestine dont l’ampleur dépasse largement le cadre d’un simple règlement de comptes. Le procès de l’affaire Athanor devra lever les zones d’ombre liées à l’assassinat de notre ami Laurent Pasquali.
Selon les éléments rassemblés par les enquêteurs, cette organisation baptisée « Athanor » réunissait des individus issus de milieux très différents, parmi lesquels des membres de réseaux initiatiques dévoyés, d’anciens militaires et des personnes liées aux sphères du renseignement. Au centre du dispositif, un couple présenté comme commanditaire, composé d’un médecin‑biologiste et de son épouse, aurait joué un rôle déterminant dans la mécanique criminelle. Les investigations décrivent un acte prémédité, exécuté avec méthode, puis suivi d’une dissimulation organisée. Les enquêteurs estiment également que Laurent Pasquali aurait contracté auprès de ce couple une dette importante, jamais remboursée, qui aurait contribué à l’engrenage fatal.
Le procès de l’affaire Athanor qui s’ouvrira fin mars ne se limite pas à juger un assassinat. Il met en lumière la dérive d’un groupe structuré autour d’une illusion de pouvoir et de secret, jusqu’à franchir les limites les plus graves. Les 22 prévenus, qui demeurent présumés innocents à ce stade, devront répondre d’accusations d’assassinat, d’association de malfaiteurs et de dissimulation de corps. Pour la famille, les proches et toute la communauté du sport automobile, cette audience représente l’espoir que la justice puisse enfin établir les responsabilités, éclairer les zones d’ombre et permettre à la vérité d’émerger après des années d’attente.
Maître Sandrine Pégand, avocate de la famille de notre ami assassiné, déclare :
« Je représente la famille d’un homme assassiné. Et aujourd’hui, des zones d’ombre demeurent. Lorsque des parts de vérité manquent, lorsque certains cherchent à se dissimuler, l’exigence de justice doit être encore plus forte. Pour la famille, une audience ne suffit pas : elle attend toute la vérité. Il y a eu des exécutants. Mais il y a aussi des responsabilités. Et nous irons les chercher. Toutes. Au nom de la famille, je le dis clairement : nous n’accepterons ni l’oubli, ni l’impunité. »
Enfin, au‑delà de la disparition d’un pilote respecté, cofondateur du site LesVoitures.com, l’affaire Laurent Pasquali rappelle que nulle personne ne peut se placer au‑dessus des lois, quels que soient les cercles fréquentés ou les fantasmes de pouvoir entretenus. Le procès Athanor, qui débutera le lundi 30 mars 2026, doit permettre de rendre hommage à la mémoire de Laurent Pasquali et de rappeler la valeur fondamentale de la justice dans une société démocratique.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com
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