Actualités Automobiles

F1 : une Ferrari 642 de l’ère d’Alain Prost et de Jean Alesi à vendre

ll y a des monoplaces de F1 qui ont gagné des GP, et d’autres qui ont vécu dans leur ombre, prêtes à entrer en piste à la moindre alerte. La Ferrari 642 châssis 125, proposée aux enchères par RM Sotheby’s, appartient à cette seconde catégorie. Elle n’a jamais pris le départ d’une course, mais elle est strictement du même modèle que les monoplaces pilotées en 1991 par Alain Prost et Jean Alesi. Une Ferrari de Formule 1 V12, construite pour la Scuderia à une époque charnière, estimée entre 3 et 4 M€ : voilà le genre d’objet qui fait immédiatement vibrer le cœur des passionnés.

La Ferrari 642 incarne la transition entre la fin des années 80 et l’ère moderne de la F1. Châssis monocoque en fibre de carbone, boîte semi‑automatique, aérodynamique affûtée et surtout le mythique V12 3,5 l Ferrari, un moteur dont la sonorité reste l’une des plus envoûtantes de l’histoire. Le châssis 125 n’a pas été aligné en course, mais il a été construit comme voiture de réserve officielle de la Scuderia pour le Championnat du Monde de Formule 1 1991, prêt à être confié à Alain Prost ou Jean Alesi en cas de besoin. C’est cette proximité directe avec les voitures de course, cette appartenance au pool opérationnel de Ferrari, qui lui confère aujourd’hui une valeur émotionnelle et historique considérable.

Cette monoplace est une véritable Ferrari de compétition, pas une réplique, pas une show‑car, mais une vraie 642 d’usine, assemblée à Maranello, intégrée au programme F1 de la saison 1991. Elle partage la même architecture, le même V12 atmosphérique, la même boîte, la même philosophie que les monoplaces vues en piste à Phoenix, Imola, Monaco ou Suzuka. Elle est l’ombre rouge qui attendait dans le stand, prête à prendre le relais en cas de casse ou de problème majeur.

Aujourd’hui, cette Ferrari 642 se présente dans un état spectaculaire, avec un niveau de préparation qui permet de la considérer comme une pièce de collection pleinement exploitable dans le cadre d’événements historiques ou de démonstrations privées.

L’estimation, entre 3 et 4 M€, peut sembler vertigineuse, mais elle s’explique par plusieurs facteurs : il s’agit d’une Ferrari de Formule 1 V12, d’un châssis d’usine de la saison 1991, d’un modèle directement associé à la période Alain Prost – Jean Alesi, et d’une monoplace de F1 extrêmement rare sur le marché. Les monoplaces Ferrari de cette époque, surtout en configuration V12, sont devenues des objets de culte. Elles représentent une F1 plus brute, plus physique, plus spectaculaire, où les pilotes devaient dompter la mécanique plutôt que la gérer. Aujourd’hui, cela n’est plus le cas sachant que le règlement 2026 de la F1 est vivement critiqué et potentiellement très dangereux pour les pilotes comme l’a montré l’accident subi par Oliver Bearman lors du GP du Japon 2026.

Même si ce châssis 125 n’a pas de palmarès en GP, cette Ferrari 642 porte en elle tout l’ADN de la Scuderia du début des années 90. Elle raconte une époque où Alain Prost affrontait encore Ayrton Senna, où Jean Alesi faisait chavirer les tifosi par son style flamboyant, où le V12 Ferrari hurlait à plus de 13 000 tr/min sur les lignes droites de Monza. Posséder une telle voiture, c’est mettre la main sur un fragment tangible de cette histoire, une pièce de paddock qui a vécu au cœur du dispositif Ferrari.

Pour tout savoir sur cette Ferrari 642 (châssis 125), cliquez sur l’image situé ci-dessous pour accéder à l’annonce publiée par RM Sotheby’s. Vous y trouverez toutes les infos et d’autres photos de cette monoplace rouge. Cette dernière sera donc mise en vente, aux enchères, à Monaco le 25 avril 2026.

Enfin, si cette Ferrari 642 (châssis 125) rejoint bientôt une collection privée, elle n’en restera pas moins l’un des symboles les plus puissants de la Scuderia des années 90. Une époque où le simple fait de voir une Ferrari rouge V12 sortir du stand suffisait à faire se lever les tribunes. Et aujourd’hui, cette ombre d’Alain Prost et de Jean Alesi, cette monoplace de réserve de 1991, s’apprête à changer de mains, sous le regard attentif d’un monde de collectionneurs qui sait très bien qu’un tel morceau d’histoire ne se présente pas deux fois.

La rédaction

Photos : RM Sotheby’s

Publié par
Frédéric Martin

Articles récents

  • Actualités Automobiles

Stellantis : les ventes en berne et les batteries ACC en rupture causent l’arrêt des usines de Mulhouse, Sochaux et Rennes

Depuis plusieurs semaines, le groupe Stellantis prépare une nouvelle séquence d’ajustements industriels qui va toucher…

Il y a 5 heures
  • Actualités Automobiles

Périphérique de Paris : la justice doit trancher sur le retour à 70 km/h

Deux ans après l’abaissement à 50 km/h du périphérique parisien, la question d’un retour à…

Il y a 11 heures
  • Actualités Automobiles

Voitures miniatures : la vente Automobilia d’Osenat transforme les modèles réduits en trésors de collection

Il y a des ventes qui ne ressemblent à aucune autre, des ventes où l’on…

Il y a 11 heures
  • Actualités Automobiles

Voitures électriques : la Chine invente la voiture « jetable », l’Europe tremble

Depuis quelque temps, une inquiétude diffuse traverse le secteur automobile : la longévité des véhicules…

Il y a 13 heures
  • Actualités Automobiles

Alpine A110 100 % électrique : faudra‑t‑il vraiment se contenter d’une sculpture au Mondial de l’Auto ?

À quelques jours du Mondial de Paris, Alpine semble jouer une partition déroutante. Après avoir…

Il y a 1 jour
  • Actualités Automobiles

Marché automobile : Leapmotor (+427 %), Chery (+251 %) et BYD (+163 %) bousculent l’Europe

Entre janvier et août 2026, le paysage automobile européen a basculé sous l’effet d’une dynamique…

Il y a 1 jour

Vous êtes actuellement sur la version allégée. Pour la version complète, cliquez sur le Logo

Cliquez-ici pour la version application mobile gratuite sans publicité