Résultat exact
Dans le titre
Dans les paragraphes
Dans les articles
Search in pages

Volkswagen T-Roc : l’ambitieux SUV à l’essai

 
 
    Publié le 28 octobre 2017

Dévoilé en première mondiale aux abords du lac de Côme fin août, le T-Roc marque la nouvelle offensive de Volkswagen sur le marché des SUVs. Entre stratégie de groupe et ambitions de marque, cette nouveauté se positionne en tant que SUV intermédiaire pour mieux séduire. C’est au Portugal, sur les superbes routes côtières de la région de Lisbonne, que nous vous  proposons de découvrir l’essai du T-Roc dans sa version 2.0 l TSI 190 First Edition.

Celui que Volkswagen présente comme « l’héritier SUV » de la mythique Golf surprend par son originalité. Ce dernier terme n’étant pas habituel au sein du département design Volkswagen. D’une longueur de 4,234 m pour 1,819 m de largeur et 1,572 m de hauteur, le T-Roc développe un beau physique. Précisons qu’il récupère la plateforme MQB utilisée pour l’Audi Q2.

On doit le dessin du T-Roc aux équipes de Klaus Bischoff, Directeur du Design Volkswagen. A l’avant, la calandre droite s’étire à son maximum et ne fait qu’un avec les feux à LED. Aucun détail n’a été négligé comme pour l’incisif élément argenté qui parcoure le haut de la calandre pour venir « accrocher » les projecteurs sur les ailes. Le bouclier en « X » proéminent, le sabot de protection et les galbes du capot offrent au T-Roc l’indispensable robustesse visuelle que doit absolument proposer ce type de voiture. Mais les designers VW ont cherché à faire différent notamment grâce aux feux diurnes en forme d’obus qui intègrent les clignotants.

De profil, le SUV dévoile des porte-à-faux courts et un beau dynamisme. Ce dernier étant suggéré visuellement par une ligne de toit bi-ton légèrement plongeante qui est accompagnée par un jonc chromé et un petit becquet. De nouveau, les formes athlétiques sont au rendez-vous au niveau des ailes. Les jantes de 18″ de notre modèle d’essai sont de série (en finition First Edition). Elles laissent apparaître des étriers de freins rouges également spécifiques à cette série limitée à 1 500 exemplaires.

L’arrière du T-Roc est, quant à lui, très chargé. Le bouclier arrière ne fait pas dans la discrétion mais on aime quand Volkswagen se lâche ! On retrouve ici du chrome, du rendu argent. Le caractère bien trempé du SUV est omniprésent sous cet angle surtout avec ces énormes feux à LED aux reliefs importants.

Au final, le design du T-Roc est une habile réinterprétation à l’inspiration « coupé » des codes du segment des SUVs, sans oublier de préciser que les offres de personnalisation sont nombreuses (11 teintes de carrosserie, 4 couleurs de toit/rétroviseurs extérieurs et multiples jantes).

L’habitacle de notre T-Roc First Edition surprend par son habitabilité et sa « jeunesse » (volume du coffre : 445 l). La Sellerie Sport / Quartz Céramique avec surpiqûres rouges est du plus bel effet. De nuit, cette impression est sublimée grâce à un éclairage d’ambiance rouge. Ce modèle haut de gamme renferme bien sûr les dernières technologies embarquées disponibles. Les principales étant à nos yeux l’Active Info Display et son écran « conducteur » de 10,25″ à l’affichage personnalisable et le système Beats Audio de 300 watts : amplificateur 8 watts, 6 hauts-parleurs et 1 subwoofer. Quant on vous dit que les jeunes vont aimer… Comme toujours, l’assemblage des différents matériaux est dans la pure tradition allemande : sérieuse et sans faute malgré quelques plastiques trop durs. Place à l’essai routier…

Ce T-Roc 2.0 l TSI 190 est le plus puissant de la gamme. Equipé de la boîte DSG7 à double embrayage et de la  transmission intégrale 4Motion, son 4-cylindres génère le maximum de sa puissance entre 4 180 et 6 000 tr/min alors que son couple de 320 Nm est disponible entre 1 500 et 4 180 tr/min. Dès les premières longues courbes abordées, cette configuration déploie un potentiel très intéressant. Les quelques 1 400 kilos du SUV se font alors presque oublier. Ça « pousse » suffisamment fort pour proposer un certain plaisir. Trop souvent, les 3 lettres SUV ne sont pas synonymes de sportivité. La boîte DSG7 participe amplement au dynamisme ressenti. Et puisque le T-Roc est une familiale, nous avons pleinement apprécié son insonorisation. Sur le plan du confort, il est de haut niveau. Le savoir-faire Volkswagen  dans ce domaine est une valeur sûre pour ce critère d’achat primordial. Ni trop souple, ni trop ferme, l’amortissement offre un bon compromis.

Lorsque les longues portions de routes qui longent l’océan laissent place à des virages plus serrés, le nouveau SUV allemand se montre un peu moins à son aise. Sans se désunir, le T-Roc manque alors d’agilité. Le roulis se fait ressentir même si la transmission intégrale amoindrit ses effets. Mais l’ingénierie allemande sait répondre à ce genre de « méfait automobile » propre aux SUVs. Ainsi, le DCC (Dynamic Chassis Control) joue un rôle prépondérant sur le comportement du T-Roc. En mode « Sport », il colle le T-Roc suffisamment à la route. La direction progressive qui l’accompagne permet alors de profiter d’une voiture agréable à emmener mais surtout très sécurisante. Rappelons que cette direction progressive est née sur la Golf GTI.

Pour revenir sur l’aspect 4×4, le T-Roc est avant tout un tout-chemin plus qu’un tout-terrain. Cela représente néanmoins un point fort face à une concurrence majoritairement composée de SUVs à deux roues motrices. Les stations de ski à bord d’un T-Roc n’en seront que plus facilement accessibles. Le système 4Motion Active Control et ses différents mode off-road dont le « Neige » s’en portent garant.

En chiffres, le T-Roc 2.0 l TSI 190 peut se vanter d’un 0 à 100 km/h réalisé en 7,2 s pour une vitesse maximale communiquée pour 216 km/h. Du côté des consommations, la donnée constructeur en cycle mixte est de 6,7 l/100 km. Enfin, les 155 g de CO2/km émis impactent de 2 010 € la facture d’achat.

Le T-Roc, c’est aussi en essence les 1.0 l TSI 115 BVM6, 1.5 l TSI EVO 150 BVM6 pour son lancement commercial en décembre. Plus tard au 1er semestre 2018, le 1.5 l TSI EVO 150 sera également proposé avec la DSG7. En diesel, on trouvera à la même période 2018 les 1.6 l TDI 115 BVM6, 2.0 l TDI 150 (BVM6 et DSG7) et le 2.0 l TDI 190 4Motion DSG7. Le mois prochain, seul le 2.0 l TDI 150 4Motion DSG7 sera présent en concession.

En conclusion, le T-Roc arrive plus qu’au bon moment. A l’heure où les SUVs envahissent le marché automobile, il propose un design très attractif et des atouts certains de polyvalence. De surcroît, son gabarit se positionne entre ses « cousins espagnols » que sont l’Arona et l’Ateca. De même, si les Tiguan et Tiguan Allspace (essai ici) sont trop grands pour vous, le T-Roc saura répondre à vos attentes. Modèle après modèle et toutes marques confondues, la stratégie du groupe Volkswagen se met en place avec intelligence pour proposer, selon les budgets des foyers, du SUV compact, de l’intermédiaire et du plus grand. Bientôt, le nouveau Touareg qui s’annonce premium viendra chapeauter le catalogue SUV de la marque allemande. Avec le futur petit T-Cross programmé pour 2018 sur la base de la Polo, Volkswagen aura déployé une gamme très complète. Notre T-Roc 2.0 l TSI 190 First Edition s’affichant à partir de 33 890 € comme le Carat.

Texte et essai : Frédéric Lagadec

Photos : LesVoitures.com