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Smart fortwo cabrio : du fun et du sérieux à l’air libre, essai au soleil !

 
    Publié le 3 février 2016

Petit à petit, l’oiseau fait son nid… Ce proverbe colle parfaitement à la mini-citadine Smart qui en est à sa 3ème génération. La marque appartenant au groupe Daimler lance, en ce début d’année, la version décapotable de la fortwo. Elle complète la nouvelle gamme composée jusqu’à lors des fortwo et forfour. C’est en Espagne, à Valence, que nous avons eu le plaisir de profiter de celle qui a dorénavant tout d’une grande. Et sans toit, la Smart fortwo est encore plus fun et séduisante, comme vous allez pouvoir le constater à travers notre essai.

Esthétiquement et une fois « débarrassée » de son toit, la fortwo dévoile au grand air son « cockpit  » qui ressort joliment autour de sa cellule de sécurité tridion. En mode cabrio, la citadine chic peut se vanter d’être une proposition encore plus unique en son genre car elle peut être configurée, au choix, en trois philosophies :  100% cabriolet, découvrable en conservant les arches de toit et couverte. Une fois la toile repliée, l’opération qui consiste à ranger les éléments amovibles dans le coffre est réalisée en seulement 30 s, chronomètre en mains. Avec les arches en place, il est possible de s’exposer au soleil en roulant, un must dédié en général au coupé-cabriolet et jusqu’à une vitesse limite. Arrogante sur ce point, la fortwo cabrio se permet d’effectuer la manœuvre même sur l’autoroute.

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Le terme « manœuvre » est bien sûr à oublier quand on évolue en ville à bord de la ludique fortwo. Rappelons que son rayon de braquage  de 6,95 m (entre trottoirs) et de 7,30 m (entre murs) est une autre invitation à narguer les autres objets roulants urbains, des vélos aux utilitaires, en passant par les berlines ! Ainsi, seules les trottinettes peuvent concurrencer la Smart fortwo sur les demi-tours.

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Le ton joyeux de notre essai, qui vante les qualités intrinsèques de la Smart, ne nous fait pas oublier que cette fortwo cabrio dispose (enfin) de tous les arguments technologiques pour être prise très au sérieux. Soyons clairs, la 1ère génération de la fortwo ne freinait pas, ne tenait pas vraiment la route et souffrait d’une boîte de vitesses que l’on pouvait surnommé « boîte de lenteurs ». Fin 90, les propriétaires de Smart se devaient d’éviter les autoroutes. La seconde génération de la mini-voiture avait fait énormément de progrès et cette 3ème est définitivement aboutie à tous les niveaux.

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Concernant la nouveauté cabrio, celle-ci est motorisée à son lancement par  deux moteurs : 52 kW/71 ch et 66 kW/90 ch. Ces deux puissances sont accompagnées en série par la twinamic, la très efficace boîte automatique à double embrayage. Si on remonte de nouveau dans le temps, les anciennes Smart obligeaient leur conducteur à forcer manuellement sur les rapports. Exit, les temps morts entre les passages de vitesses, le dispositif twinamic est rapide, l’étagement des rapports est parfait, la Smart y gagne énormément en agrément de conduite et en aisance. D’ailleurs, lors de notre essai, nous n’avons même pas eu envie une seule seconde de passer les vitesses manuellement. Plus tard, une boîte mécanique à 5 rapports sera proposée.

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Les 90 ch du 3-cylindres de 888 cm3 suralimenté nous ont surpris. Nerveuse à souhait, la smart fortwo cabrio peut aussi s’aventurer au-delà des villes jusqu’aux plages avec une aisance déconcertante. Cheveux au vent, un zeste sonore de sportivité s’est même fait entendre aux abords de la Cité des Arts et des Sciences. Et sans vouloir « attaquer » nos amis espagnols, la réactivité de l’auto, nous a permis de nous sauver des pièges de Valencia. En revanche, nous avons été déçu par le manque de visibilité arrière. Les contrôles latéraux, chers aux moniteurs d’auto-école, sont délicats à réaliser. Et lorsque le moment vient de stationner, la caméra de recul est indispensable (option : 350 €).

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Surtout que le freinage de la Smart est en accord total avec le sérieux ressenti au volant de la fortwo. Sur cet aspect sécuritaire, il faudra néanmoins s’habituer au transfert de charge vers l’avant au moment de piler. Une sensation nouvelle qui résulte de la petite taille de la Smart, mais, encore une fois, ça freine fort ! Tellement fort que nous n’avons pas résisté à stopper la fortwo cabrio tout près du circuit de F1.

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Hélas, la stratégie financière nauséabonde de Bernie Ecclestone a eu raison du Grand Prix d’Europe qui s’est disputé de 2008 à 2012 sur le site qui regroupe les anciens docks de Valencia et le port de la Coupe de l’America. Fermons cette parenthèse à l’image du grillage qui bloque l’accès à une piste en décrépitude… Nous aurions aimé tester la tenue de route de la Smart sur ce tronçon.

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L’amortissement de la fortwo est clairement paramétré pour la ville. Souple et absorbant, il confère un très bon confort. Sur routes et autoroutes, il ne souffre néanmoins d’aucun défaut même si nous sommes des « addicts » de fermeté. On en oublie le surpoids d’une quarantaine de kilos de ce modèle cabriolet. A la vitesse réglementaire sur autoroute, seul le bruit de l’air, qui s’infiltre dans l’habitacle, nous rappelle que nous voyageons à bord d’un cabriolet. Quitte à subir ce désagrément, que nous ressentons alors comme un « appel ‘d’air », nous retirons la capote dès la première aire de repos en n’oubliant pas d’utiliser les sièges chauffants.

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Quant à l’habitacle du trublion des villes, son habitabilité peut accueillir deux occupants avec une ergonomie simple mais efficace. Le maintien des sièges et le volant sont dignes d’une berline premium.

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Toujours sur le plan des bons points, la consommation annoncée est de 4,2 l/100 km et les 97 g/km émis sont également à rajouter à la longue liste des attraits de la Smart.

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Pour conclure, la Smart fortwo cabrio est une réussite. Mais les prix qu’elle affiche sont hélas trop élevés. De plus, il faut rajouter quelques options pour jouir d’une voiture parfaite. La Smart fortwo cabrio se décline en 5 finitions : pure, passion, prime, proxy et business +. Les tarifs débutent à 15 250 € ( 52 kW/71 ch pure) et atteignent 21 600 € pour la très haut de gamme et preformante 66 kW/90 ch proxy. Ce point noir budgétaire calmera-t-il les potentiels acheteurs qui souhaiteront s’offrir la meilleure, l’unique et la plus sympathique des citadines cabriolets ? La réponse très bientôt car la Smart fortwo cabrio est d’ores et déjà disponible à la commande. Retrouvez d’autres photos de notre essai ensoleillé au terme de cet article.

Essai, texte et photos : Frédéric Lagadec

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