À l’image de la photo de couverture de ce sujet, une Mercedes-Benz CLE Coupé diesel garée devant une station de recharge pour voitures électriques, Sébastien Lecornu souhaite « électrifier la France ». Aujourd’hui, le Premier ministre a fait plusieurs annonces dans un contexte de crise énergétique majeure liée à la guerre en Iran. Refusant de baisser les taxes sur les prix des carburants, le gouvernement français a décidé de multiplier par deux le soutien à l’électrification d’ici à 2030 : de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an. Parmi les décisions prises, le secteur de l’automobile est bien sûr concerné.
Allons directement dans le vif du sujet, celui des voitures électriques. Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles subventions destinées à pousser les Français à l’électrique. « Deux voitures neuves électriques sur trois d’ici 2030 », tel est le souhait exprimé par le Premier ministre. Dans ce but, il a annoncé la production d’un million de véhicules électriques en 2030. Dès 2026, 50 000 véhicules électriques vont être subventionnés via un nouveau « leasing social » qui sera mis en place pour les gros rouleurs, probablement en juin 2026.
Voitures électriques: Sébastien Lecornu annonce le retour « des voitures à loyer mensuel modéré (…) pour les ménages les plus modestes » dans le cadre du leasing social pic.twitter.com/3v0rTGTkSn
— BFM (@BFMTV) April 10, 2026
Les prix des carburants ne vont donc pas évoluer rapidement à la baisse, car il y a des économies à faire, sachant que les caisses de l’État français sont plus que dans le rouge. Les taxes, qui représentent environ 60 % à la pompe, ne seront pas baissées. Quant aux superprofits générés en ce moment par entreprises énergétiques, ils ne seront pas redistribués aux consommateurs français.
Les négociations qui doivent avoir lieu dans les prochaines heures entre les États-Unis et l’Iran, principalement sur le sujet du détroit d’Ormuz, devront être scrutées par les automobilistes et autres professionnels de la route. Certes, les tarifs des carburants semblent baisser légèrement, mais la suite se jouera entre les États-Unis et l’Iran.
Enfin, la France veut profiter de ses capacités en termes de production d’électricité et favoriser la production de voitures électriques en France, batteries incluses. Tous les Français sont-ils prêts à passer à la voiture électrique ? La question est encore plus posée aujourd’hui, car on ne touche pas aux taxes.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com

