Avec la Raval, Cupra se lance frontalement dans l’arène des citadines électriques survitaminées, un territoire où l’Alpine A290 règne déjà en figure emblématique. Entre un style acéré, une ambiance intérieure résolument sportive, des motorisations musclées et un tarif d’accès particulièrement agressif, l’Espagnole avance des arguments qui frappent fort.
Lorsque Cupra, autrefois simple label sportif de Seat devenu marque indépendante, dévoile en septembre 2021 le concept-car UrbanRebel, personne n’imagine que ce prototype radical donnera naissance à un modèle de série aussi rapidement. Pourtant, l’été 2022 voit apparaître une version routière plus civilisée, annonçant clairement l’arrivée d’une citadine 100 % électrique sportive. Aujourd’hui, cette promesse prend forme avec la Cupra Raval, ce nom étant un clin d’œil au quartier barcelonais El Raval, présenté comme « le district le plus audacieux, créatif et résolument urbain ».

Avec 4,05 m de long, 1,78 m de large et 1,51 m de haut, la Cupra Raval se positionne exactement dans le sillage de l’Alpine A290, dont les proportions sont proches. Là où la Française joue la carte d’une Renault 5 bodybuildée, la Raval assume une identité radicale, multipliant les surfaces tendues, les prises d’air béantes et les volumes agressifs. Sa face avant, hérissée d’aérations et dotée de volets pilotés dans la partie inférieure du bouclier, impose immédiatement son caractère sulfureux, à l’espagnole. La signature lumineuse, avec logo Cupra éclairé et projecteurs Matrix LED (selon versions), renforce encore cette personnalité tranchée, tout comme le capot plongeant et nervuré.

Le profil de la Cupra Raval, pensé comme un casque, accentue la dynamique générale grâce à une ligne de vitrage ascendante, des flancs sculptés et des jantes pouvant atteindre 19 pouces. Les poignées affleurantes, le béquet de toit et le diffuseur massif témoignent d’un travail poussé sur l’aérodynamisme. Cupra affirme d’ailleurs que la Raval affiche le meilleur coefficient aérodynamique de toute sa gamme. À l’arrière, un bandeau lumineux intégrant un logo éclairé relie des optiques fines étirées sur des ailes puissamment galbées.

À bord, la Cupra Raval revendique une atmosphère de sportive moderne. Face au conducteur, le combiné « Digital Cockpit » de 10,25″ concentre les informations essentielles, tandis qu’au centre trône un écran tactile 12,9″. Ce dernier donne accès à la quasi-totalité des fonctions. Le nouveau système d’exploitation Android Automotive ouvre l’accès à YouTube (à l’arrêt), Spotify ou encore l’application « My CUPRA », permettant de gérer depuis son smartphone, la climatisation, l’éclairage d’ambiance immersif ou d’autres paramètres de la bombinette 100 % électrique espagnole.

De plus, la personnalisation occupe une place centrale pour la Cupra Raval : sept teintes extérieures, dont une finition mate et une peinture irisée, un pavillon contrasté « gris Manhattan » ou « noir Minuit », un toit panoramique, ainsi que cinq ambiances intérieures dont le « pack Ahead » avec ses spectaculaires sièges « Cup Bucket » en maillage 3D.

Grâce à un empattement de 2,60 m, soit 7 cm de plus que l’Alpine A290, la Cupra Raval offre une habitabilité arrière étonnamment généreuse pour le nouveau segment composé de citadines 100 % électriques sportives. Le coffre, avec 441 l, surclasse largement le volume de chargement de l’Alpine A290 (326 l).

Sur le plan technique, La Cupra Raval inaugure la nouvelle plate‑forme « MEB+ », architecture 100 % électrique à traction, qui servira également aux futures Volkswagen ID. Polo, ID. Polo GTI, ID. Cross et Skoda Epiq. Le moteur APP 290 de dernière génération est associé à une batterie PowerCo à cellules unifiées intégrée en cell‑to‑pack, une technologie permettant un gain de 10 % de capacité énergétique et une meilleure compacité.

Par rapport aux autres modèles « MEB+ », la Cupra Raval bénéficie d’un châssis sport abaissé de 15 mm, d’une direction progressive, de voies élargies de 10 mm, d’un « ESC Sport », du « Dynamic Chassis Control » avec amortisseurs adaptatifs sur quinze niveaux, ainsi que du « One Pedal » et de palettes permettant d’ajuster la régénération. Tous ces systèmes et technologies représentent une promesse de dynamisme de haut niveau.

Le lancement officiel de la Cupra Raval interviendra à l’été 2026, avec quatre versions exclusivement traction. Les variantes de 116 ch et 135 ch utiliseront une batterie LFP de 37 kWh utiles de capacité, pour environ 300 km d’autonomie. Les versions plus puissantes, 211 ch et 226 ch, seront associées à une batterie NMC de 52 kWh utiles, offrant 400 à 450 km d’autonomie. En termes de recharge, toutes les versions de la Raval disposent d’un chargeur embarqué 11 kW AC. Les modèles 37 kWh acceptent la charge rapide 50 kW pour le modèle de 116 ch ou 88 kW, pour la version de 135 ch, permettant un passage de 10 à 80 % en 23 min. Les versions équipées de la batterie de 52 kWh de capacité montent à une puissance de 105 kW DC, avec un 10 à 80 % communiqué en 24 min par Cupra.

Le tarif d’entrée, déjà annoncé, place la version 116 ch / 37 kWh de la Cupra Raval à 25 995 €. Cela représente une offre agressive face à l’Alpine A290 (39 300 €, 180 ch) ou aux futures Lancia Ypsilon HF (280 ch) et Mini John Cooper Works E (258 ch), toutes deux au‑delà des 42 000 €.

Enfin, dès son lancement, la Cupra Raval sera proposée en quatre éditions spéciales, dont une série limitée réservée à la France, avant d’être déclinée en quatre finitions : « Raval », « Raval Plus », « Endurance » et « VZ ». Cette dernière, forte de 226 ch, revendique un 0 à 100 km/h en 6,8 s, une suspension « DCC Sport », un « ESC déconnectable », un différentiel électronique et le système « e‑Launch » pour des départs arrêtés optimisés. Produite dans l’usine Volkswagen de Martorell, aux côtés de la future ID. Polo, la Raval sera donc « made in Europe » et donc éligible aux dispositifs d’aides tel que le « coup de pouce électrique » (primes CEE).
La rédaction
Photos : Cupra

