Dacia s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire électrique en 2026 avec une citadine inédite qui remplacera de fait la Spring dans son rôle de modèle d’accès, sachant qu’une future Spring sera bel et bien commercialisée. Cette nouveauté, développée sur la plateforme de la Renault Twingo électrique, adoptera un style nettement plus cubique inspiré du concept-car Hipster (en photos dans cet article) et promet une autonomie d’environ 260 km. Produite en Europe, elle pourra bénéficier du bonus écologique, avantage décisif dans un marché où la compétitivité tarifaire est devenue centrale. Elle s’annonce déjà comme l’une des attractions majeures du prochain Mondial de l’Automobile 2026.
La nouvelle Renault Twingo 100 % électrique, attendue à partir de 21 090 € (finition « Techno »), ou 15 350 € après déduction, sous conditions, de la prime « coup de pouce électrique » de 5 740 €, a déjà suscité un fort engouement. Avec ses 3,79 m, elle ambitionne de démocratiser l’électrique face à la Citroën ë‑C3. Mais ce duel pourrait être rapidement bouleversé par l’arrivée de la Dacia Hipster de série, qui exploitera la même base technique que la Twingo E-Tech electric pour proposer une alternative plus rationnelle et plus agressive en matière de prix.

Les caractéristiques techniques de la future Dacia Hipster de série sont déjà connues grâce au partage de plateforme : batterie de 27,5 kWh, moteur de 82 ch, autonomie d’environ 260 km. L’assemblage est prévu dans l’usine de Novo Mesto, en Slovénie, aux côtés de la nouvelle Renault Twingo 100 % électrique, ce qui lui permettra d’accéder aux aides à l’achat dont la Spring est privée en raison de sa production en Chine.

Dans un entretien accordé à Automotive News Europe, Frank Marotte, Directeur Marketing, Ventes et Opérations de Dacia, confirme l’évolution rapide du marché : « Nous constatons que le segment A et bientôt le segment B s’orientent à vitesse accélérée vers les modèles à batterie. » Il précise également que le positionnement tarifaire de la Dacia Hipster dépendra fortement des dispositifs nationaux : « La Spring est censée être la moins onéreuse, mais le prix final pourrait dépendre des différentes incitations mises en place selon les marchés. Dans certains cas, la nouvelle venue pourrait même être moins chère. » Enfin, il insiste sur la complémentarité des deux modèles : « Nous voulons avoir deux produits très compétitifs sur le marché à différents niveaux de tarifs. »
Le prix d’appel de la future citadine 100 % électrique Dacia Hipster serait fixé autour de 18 000 €, soit environ 1 100 € de plus que la Spring. Avec les aides, le tarif pourrait descendre autour de 13 000 €, un niveau inédit pour une électrique produite en Europe. Cette stratégie permettrait à Dacia, leader chez les particuliers avec 7,1 % de parts de marché en France l’an dernier, de renforcer encore plus sa présence sur le marché automobile français tout en réduisant ses émissions moyennes de CO₂. Dès 2027, Renault ne pourra plus absorber les pénalités européennes à la place de Dacia, rendant cette électrification indispensable.

Le design de la Dacia Hipster de série constituera l’un des marqueurs les plus forts de cette nouvelle génération. Les premières indiscrétions évoquent une silhouette volontairement anguleuse, bien plus carrée que celle de la Twingo, avec des influences mêlant l’esprit baroudeur du Defender et les lignes du concept-car Hipster. Cette approche plus verticale devrait améliorer l’habitabilité tout en affirmant une identité visuelle plus robuste.

Cette Dacia Hipster ne sera pas la seule à exploiter la nouvelle plateforme électrique de l’Alliance. Nissan prépare également sa citadine Wave, développée sur la même base technique que la Twingo et la future Dacia. La Wave adoptera une interprétation plus japonaise, mais reposera sur les mêmes fondamentaux : compacité, efficience et coûts maîtrisés. L’Alliance proposera ainsi trois modèles distincts issus d’une même base technique, chacun adapté à une clientèle différente.
Enfin, la citadine 100 % électrique Dacia Hipster sera dévoilée au cours du premier semestre 2026. Elle s’annonce déjà comme l’un des lancements les plus scrutés de l’année et devrait occuper une place centrale lors du Mondial de l’Auto en octobre prochain à Paris, où elle pourrait bien voler la vedette à des modèles plus ambitieux mais moins accessibles.
La rédaction
Photos : Dacia et Renault

