Ferrari n’a pas encore dévoilé les lignes extérieures de sa toute première voiture électrique, mais la marque italienne frappe déjà un grand coup en révélant deux éléments majeurs : son nom, « Luce », signifiant « lumière » en italien, et surtout un habitacle totalement inédit, pensé pour rompre avec tout ce que Ferrari a produit jusqu’ici. Cette révolution intérieure porte la signature de deux figures mythiques du design moderne, Jony Ive et Marc Newson, anciens maîtres d’œuvre du style Apple et fondateurs du studio LoveFrom. Ce sont eux qui ont façonné l’esthétique du premier iPhone, du MacBook Air, de l’iPad ou encore de l’Apple Watch. Pour la première fois, une voiture arbore un véritable ADN « Apple » alors même que le projet Apple Car a été abandonné depuis longtemps.

L’intérieur de la Ferrari Luce surprend immédiatement par son approche minimaliste et rétro-futuriste. Ferrari assume une rupture totale avec ses codes traditionnels. Le volant ultraléger, compact, reprend l’esprit des modèles des années 70, avec trois branches et une série de commandes intégrées pour les modes de conduite et les réglages d’amortissement.

Quant au combiné d’instrumentation, il adopte trois faux cadrans analogiques, clin d’œil assumé au passé tout en intégrant une technologie de pointe. À droite, une tablette tactile de 10’’, montée sur un élégant support en aluminium, peut pivoter vers le conducteur.

Ferrari conserve quelques commandes physiques sous forme d’interrupteurs, ainsi que des palettes derrière le volant, mais pour ajuster le niveau de régénération d’énergie au freinage. Même le plafonnier accueille des commandes, dont celle du système « launch control ».

Ferrari insiste sur la qualité exceptionnelle des matériaux. Les écrans sont réalisés en verre véritable, et non en plastique, avec une finition haut de gamme confirmée par les journalistes du journal Le Figaro présents lors d’une présentation privée à San Francisco. Les dalles OLED sont fournies par Samsung, un choix qui témoigne de la volonté de Ferrari d’associer son savoir-faire à celui des meilleurs acteurs technologiques mondiaux.

Ferrari Luce première Ferrari électrique voiture électrique

Avec la Luce, la première Ferrari électrique, la firme de Maranello cherche clairement à séduire une clientèle plus large que celle de ses modèles thermiques. Selon les informations rapportées par Sylvain Reisser du média Le Figaro, le prix de base pourrait atteindre 700 000 €, ce qui ferait de la Luce la voiture électrique familiale la plus chère du monde, loin devant la Rolls-Royce Spectre. La direction de Ferrari assume cette stratégie élitiste, convaincue que l’électrique peut devenir un nouveau territoire d’expression pour le luxe extrême.

Ferrari Luce première Ferrari électrique voiture électrique

Sur le plan technique, la Ferrari Luce 100 % électrique s’annonce comme un monstre d’ingénierie. Elle reposera sur une architecture électrique à 800 volts, embarquera une batterie colossale de 122 kWh, et sera animée par quatre moteurs électriques développant plus de 1 000 ch cumulés. Le poids atteindra 2,3 tonnes, un chiffre élevé mais cohérent avec la technologie embarquée. Ferrari annonce un 0 à 100 km/h en 2,5 s et une vitesse maximale de 310 km/h, des performances qui placent la Luce au niveau des hypercars électriques les plus extrêmes du marché.

Ferrari Luce première Ferrari électrique voiture électrique

Enfin, avec cet habitacle radical, Ferrari ne se contente pas d’entrer dans l’ère de la voiture électrique. La marque redéfinit son langage stylistique, s’ouvre à une nouvelle génération de clients et affirme que l’innovation ne se limite pas à la motorisation. La Ferrari Luce 100 % électrique sera bien plus qu’une Ferrari électrique : elle sera la première Ferrari pensée comme un objet technologique total, un manifeste de design signé par deux des créateurs les plus influents du XXIᵉ siècle. Le reste du monde attend désormais de découvrir son extérieur, mais une chose est déjà certaine : Ferrari n’a pas l’intention de faire une entrée discrète dans l’électrique, loin de là.

La rédaction

Photos : Ferrari

Frédéric Martin

Privacy Preference Center