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Le Mans Classic Legend : tous les résultats et les plus belles photos

Au terme d’un marathon mécanique étalé sur vingt-quatre heures et rythmé par trois courses par plateau, « Le Mans Classic Legend » a livré un verdict à la hauteur de son ambition : monumental. La piste a vu défiler près de 350 voitures, tandis que 104 clubs déployaient environ 3 200 modèles autour du circuit, sous les yeux de 160 000 spectateurs venus célébrer un pan entier de l’histoire de l’endurance. L’événement, pensé comme une immersion totale dans la période 1970–2010, a transcendé son statut de rendez-vous historique pour devenir une véritable fresque vivante, où les mythes de l’endurance côtoyaient concerts électro-pop, animations rétro et une atmosphère de fête mécanique rare. Étienne de Crécy, Superbus, Bon Entendeur et d’autres artistes ont donné le tempo d’un week-end où la passion vibrait autant que les moteurs.

Lors de l’événement « Le Mans Classic Legend », les parades et démonstrations ont offert l’un des moments les plus attendus : le retour en piste de la Mazda 787B, victorieuse des 24 Heures du Mans 1991, dont le moteur quadrirotor reste l’un des sons les plus iconiques jamais entendus dans la Sarthe.

Dimanche matin, le M24 – Musée du Sport Automobile a dévoilé quelques trésors de ses collections, parmi lesquels la Bentley 3.0 l gagnante en 1924, une Porsche 917K, une Shelby Cobra Daytona Coupe, ou encore une Ford GT40, rappelant que Le Mans est autant un présent vibrant qu’un passé mythique.

Dans ce décor, les plateaux ont livré des batailles d’une intensité rare. Le Plateau 6 du « Le Mans Classic Legend », dédié aux machines de 1972 à 1984, a été dominé par Maxime Guenat, impérial sur sa Lola T286 1976 #1. Profitant d’une erreur adverse lors de la première course, il s’est installé en patron pour le reste du week-end. Jan Magnussen, vainqueur de catégorie aux 24 Heures du Mans, et Chris Ward ont répliqué avec leur Lola T292 1973 #70, mais Guenat est resté dans leur sillage avant de reprendre l’ascendant lors de la troisième épreuve, devant la TOJ SC304 de Mille/Scemama. Une régularité exemplaire qui lui offre le général.

– Classement général Plateau 6 :

  1. Maxime Guenat – Lola T286 1976 #1
  2. Christian Vaglio-Giors/Nelson – Osella PA8 1980 #82
  3. Jan Magnussen/Chris Ward – Lola T292 1973 #70

Le Plateau 7, consacré à l’âge d’or du Groupe C, a rappelé pourquoi cette réglementation a engendré certains des prototypes les plus mythiques de l’histoire. Olivier Galant a d’abord dominé la première course au volant de la Nissan R90CK 1990 #1, avant qu’un problème ne le relègue loin au classement lors de la deuxième manche. Ivan Vercoutere et Ralf Kelleners sont alors saisi l’occasion avec leur Porsche 962 C 1990 #7, s’imposant face à la Porsche 962 C 1991 #00 de Klaus Abbelen. Le duo a récidivé lors de la troisième course, mais Abbelen, seul pilote à terminer les trois épreuves dans le top 3, décroche la victoire au général.

– Classement général Plateau 7 :

  1. Klaus Abbelen – Porsche 962 C 1991 #00
  2. Olivier Galant – Nissan R90CK 1990 #1
  3. Ivan Vercoutere/Ralf Kelleners – Porsche 962 C 1990 #7

Le Plateau 8, réunissant des voitures nées entre 1994 et 1999, a offert un scénario à rebondissements permanents. Olivier Galant, cette fois sur la Panoz LMP-1 Roadster S 1999 #1, a remporté les deux premières courses devant Emmanuel Collard et sa McLaren F1 GTR 1995 #61.

Les frères Hezemans ont animé le week-end avec leur Lotus Elise GT1 1997 #43, mais les soucis mécaniques ont brisé leurs ambitions. Lors de la dernière course, Galant a été victime d’une avarie, laissant Collard s’imposer. Malgré cela, les deux victoires initiales permettent à Galant de remporter le général.

– Classement général Plateau 8 :

  1. Olivier Galant – Panoz LMP-1 Roadster S 1999 #1
  2. Emmanuel Collard – McLaren F1 GTR 1995 #61
  3. Mark Sumpter – Porsche 993 GT2 1999 #36

Le Plateau 9, dédié aux prototypes et GT de 2000 à 2010, a été l’un des plus spectaculaires. L’Ascari KZR-1 2002 #21 de Sam Hancock et Oliver Hart a brillé dès la première course, devançant l’Audi R8 LMP 2002 #5 de Christian Albrecht. Le duo Hancock/Hart a confirmé dans la nuit mancelle, avant une troisième course d’anthologie. La Dome S101 2002 #15 d’Ivan Vercoutere et Alex Müller semblait filer vers la victoire après les arrêts, mais un problème mécanique dans le dernier tour a offert à l’Ascari un triplé sensationnel.

Joe Macari et Dario Franchitti ont terminé deuxièmes sur la Maserati MC12 GT1 2005 #46, Gregor Fisken complétant le podium sur l’Aston Martin DBR9 2006 #008.

– Classement général Plateau 9 :

  1. Sam Hancock/Oliver Hart – Ascari KZR-1 2002 #21
  2. Gregor Fisken – Aston Martin DBR9 2006 #008
  3. Ivan Vercoutere/Alex Müller – Dome S101 2002 #15

Enfin, la grille « Legends of Le Mans », véritable feu d’artifice mécanique regroupant des modèles de 2006 à 2020, a offert un spectacle d’une intensité rare. Christian Albrecht a immédiatement pris les commandes de la première course avec la Lola Aston Martin DBR1-2 2008 #008, tandis que Philip Kadoorie, sur la DBR1-2 2009 #009, voyait ses ambitions contrariées par une pénalité. Michel Frey, sur la Lola B07/18 2007 #5, s’intercalait.

Au lever du jour, Kadoorie a pris sa revanche en s’imposant avec autorité. La dernière manche, disputée dimanche à midi, a été un duel incandescent entre Albrecht et Kadoorie, deux V12 atmosphériques hurlant sur les 13,6 km du circuit des 24 Heures du Mans.

Après onze tours d’une intensité rare, Albrecht l’emporte pour moins de cinq secondes, devant Kadoorie et Shaun Lynn sur la Peugeot 908 HDi FAP 2008 #4. Une victoire au général qui consacre un week-end d’exception. Cette année, rappelons que Peugeot Sport célèbre les 100 ans de sa première participation aux 24 Heures du Mans.

– Classement général Plateau 10 Legends of Le Mans :

  1. Christian Albrecht – Lola Aston Martin DBR1-2 2008 #008
  2. Michel Frey – Lola B07/18 2007 #5
  3. Shaun Lynn– Peugeot 908 HDi FAP 2008 #4

Au terme de ce week-end incandescent, « Le Mans Classic Legend » s’impose comme bien plus qu’un hommage à l’endurance : une célébration totale, viscérale, de ce que la course représente lorsqu’elle se déploie dans toute sa démesure.

La diversité des plateaux, la richesse des machines, la précision des performances, l’émotion brute des moteurs V12, rotatifs, turbo, tout converge vers une évidence : Le Mans reste le seul endroit au monde où l’histoire, la technique et la passion se rencontrent avec une telle intensité.

Enfin, les pilotes ont écrit une partition où chaque tour comptait, chaque dépassement vibrait, chaque mécanique racontait une époque. Et lorsque les derniers échos se sont dissipés dans la forêt sarthoise, il ne restait qu’une certitude, celle d’un rendez-vous déjà incontournable. L’attente commence pour « Le Mans Classic Heritage », prévu du 1 au 4 juillet 2027, où la légende promet de se réinventer encore, plus forte, plus belle, plus vivante que jamais.

La rédaction

Photos : LesVoitures.com (Alexandre Besançon)

Publié par
Frédéric Martin

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