Mercedes-Benz Classe S Cabriolet : le luxe allemand dans un TGV à ciel ouvert, essai…

Chez Mercedes l’idée du luxe a cette capacité de pouvoir jouer sur tous les tableaux. De la plus petite à la plus grande en passant par les coupés, chacune à droit à son traitement de faveur. Notre essai nous aura permis de découvrir la remplaçante du CL, la Classe S Cabriolet, ou l’incarnation de l’excellence allemande vue par la marque à l’étoile.

Le secret n’est plus, les cabriolets sont souvent victimes d’un embonpoint qui aurait tendance à pénaliser la dynamique de certaines autos. Pour la Classe S, la ligne issue du coupé est conservée malgré l’apparition d’une capote souple triple couche, et la prise de poids ne s’élève pas à plus de 25 kg.

Prenant en compte les deux tonnes dépassées de l’auto à vide, cette prise de masse paraît même dérisoire. Une fois découverte, la Classe S Cabriolet offre une ligne ravageuse avec un profil des plus harmonieux.


A l’intérieur, la présence de matériaux nobles associés à un design relativement épuré avec notamment le large écran numérique.

Cependant, le doute est permis quant à l’homogénéité de l’ensemble lorsque cette surface multimédia nous saute aux yeux. Quoi qu’il en soit, ce salon roulant à ciel ouvert ne déçoit pas par sa finition exemplaire et le confort indéniable qu’il offre à son bord. Sans compter les petits détails subtils comme le cristal Swarovski sur la trappe de rangement. Au second plan, certains éléments sont néanmoins décevants pour un cabriolet de ce volume. Prenons par exemple le volume de chargement de 350 litres réduit à 250 litres en mode cabriolet. Un chiffre qui frôle le ridicule pour une auto qui dépasse les 5 m de long. Cependant, la clientèle éventuelle de cette Classe S Cabriolet ne sera pas du genre à l’utiliser pour partir à la montagne avec les skis sur le toit et la luge dans le coffre.


Au volant, ce yacht roulant offre une puissance non négligeable et une stabilité sans failles qui permettront d’assouvir quelques pulsions sur les grands axes en direction de la Côte d’Azur. Cependant, le caractère sportif du V8 4.7 litres biturbo est gommé par le poids et le volume global de l’engin. Les critères de souplesse et de couple semblent malgré tout très bien s’entendre dans un but avoué de ne pas trop traîner au décollage. Les 700 Nm de couple disponibles très tôt jouent ce rôle à la perfection.


Avant d’envisager l’achat d’une version AMG à quatre roues motrices disponible en V8 et V12 qui vont de 585 (S 63) à 630 ch (S 65), il faudra débourser la modique somme de 161 900 € pour une version S 500 qui comprend le malus de 8 000 € cher à la France. Un cabriolet qui a bien saisi les spécificités du marché de l’automobile de luxe face à une concurrence plutôt détachée avec des monstres sacrés comme Rolls-Royce ou Bentley.

Texte : Guillaume Pons

Essai et Photos : Thomas de Chessé

Publié par
Frédéric Martin

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