Renault occupe une place centrale au Rétromobile 2026, où la marque déploie un espace de plus de 900 m² entièrement consacré à l’un de ses modèles les plus populaires : la Renault Clio. À l’occasion du lancement de la sixième génération, le constructeur présente une rétrospective d’envergure baptisée « Cliorama », une immersion dans plus de 35 ans d’histoire d’une citadine devenue un pilier de l’industrie automobile française. Douze Clio soigneusement sélectionnées sont exposées, réparties en cinq zones thématiques qui retracent l’évolution du modèle, de ses versions les plus luxueuses à ses déclinaisons les plus radicales.
L’exposition « Cliorama » du Rétromobile 2026 s’ouvre avec la Renault Clio RT (1992), première finition haut de gamme de la Clio I. Elle symbolise l’ascension de la citadine vers davantage de confort, avec des équipements alors rares dans le segment comme les lève‑vitres électriques, les boucliers peints ou les antibrouillards. Elle incarne les débuts d’une montée en gamme qui marquera durablement la carrière du modèle. La nouvelle Renault Clio 6 est aussi exposée au Rétromobile.

Le public découvre ensuite l’une des interprétations les plus extrêmes jamais produites : la Renault Clio V6 (2000). Issue d’un partenariat avec TWR, cette Clio II profondément remaniée embarque un V6 en position centrale‑arrière développant 230 ch, héritière moderne de la Renault 5 Turbo et véritable ovni dans l’histoire de Renault Sport. Sa présence sur le stand attire immédiatement les regards tant elle reste, encore aujourd’hui, l’une des créations les plus audacieuses du Losange.

La dimension sportive se poursuit avec la Renault Clio RS R27 F1 Team (2007), série limitée de la Clio III RS inspirée de la monoplace engagée en Formule 1 cette même année. Elle rend hommage aux succès récents de Renault en F1, même si la saison 2007 ne se conclut pas par un titre mondial. Sa teinte spécifique, son châssis affûté et ses sièges baquet en font une pièce très recherchée des passionnés.

Autre icône incontournable, la Renault Clio Williams (1993), lancée pour célébrer le partenariat Renault‑Williams en Formule 1. Sa teinte bleue métallisée, ses jantes dorées et sa préparation sportive en ont fait une référence absolue parmi les petites sportives des années 1990. La lignée Renault Sport est également représentée par la Renault Clio RS 2.0 16V (2000), première déclinaison sportive officielle de la Clio II, qui posera les bases d’une dynastie RS particulièrement appréciée.

Le volet luxe est incarné par la Renault Clio Baccara (1991), qui ose introduire une finition haut de gamme dans un format urbain, mêlant cuir, inserts en bois et une présentation inédite pour une citadine française. Cette démarche est prolongée bien plus tard avec la Renault Clio Initiale Paris (2019), sommet de la gamme de la cinquième génération, caractérisée par des matériaux valorisants et des configurations exclusives.

Le sport automobile occupe une place majeure dans « Cliorama ». La Renault Clio Groupe A (1991) rappelle les exploits de Jean Ragnotti, Alain Oreille et Philippe Bugalski, qui ont mené cette petite traction à des victoires face à des machines bien plus puissantes. Encore plus radicale, la Renault Clio Maxi Kit Car (1994) incarne l’âge d’or des kit‑cars, lorsque Renault transformait sa citadine en véritable arme pour les spéciales asphaltées. La compétition client est représentée par la Renault Clio Cup (2007), dérivée de la Clio III RS, qui a structuré une filière accessible et performante pour les pilotes amateurs. Enfin, la Renault Clio RS Super 1600 (2002) rappelle les succès de la Clio II en rallye dans la catégorie éponyme, où elle s’est illustrée par son agilité et son rapport poids‑puissance redoutable.

La rétrospective se conclut avec la seule représentante de la génération actuelle : la Renault Clio 6 E‑Tech full hybrid 160 (2025). Dotée d’une motorisation hybride de 160 ch, d’un système multimédia intégrant les services Google et d’une présentation modernisée, elle incarne la transition technologique de Renault tout en prolongeant l’héritage d’un modèle vendu à plus de 16 millions d’exemplaires depuis 1990.

Bien que le stand soit entièrement consacré à la Clio, Renault fait une exception en exposant une Renault Dauphine Gordini de 1968 dans l’espace « Back to the Garage ». Elle célèbre le premier anniversaire du réseau Renault The Originals, passé en un an de 8 à 32 garages agréés spécialisés dans les véhicules de collection. Cette même Dauphine prendra le départ du Tour Auto 2026, confiée à François et Oscar Allain.

La présence de Renault s’étend également au pavillon 4, où se tient du 28 janvier au 1er février le tout premier Ultimate Supercar Garage, un événement dédié aux sportives d’exception. C’est là que Renault expose la Renault R5 Turbo 3E (en photo ci-dessous à Roland-Garros), présentée dans une configuration de prototype très proche de la série, avec son architecture 100 % électrique et son design spectaculaire.

Avec cette double présence, Renault montre clairement sa stratégie : célébrer un patrimoine riche, populaire et sportif, tout en affirmant une vision tournée vers l’avenir. La Renault 5 Turbo 3E, laboratoire électrique explosif, répond ainsi en miroir à la Renault Clio, star intemporelle du Losange. Entre passé glorieux et futur électrifié, Renault occupe Rétromobile avec une assurance qui ne laisse personne indifférent.
La rédaction
Photos : Renault et LesVoitures.com (Mathieu Langlais)

