Les ventes de voitures électriques vont-elles enfin décoller en France, en cette année 2026 ? D’après les chiffres publiés par l’ACEA, c’est fort probable. Ainsi, en janvier 2025, les immatriculations de véhicules électriques ont augmenté de 52,1 % en France, comparativement à janvier 2024. Ce chiffre est néanmoins à pondérer, car ce mois de janvier 2026 est marqué par les livraisons liées directement au leasing social. À l’échelle de l’UE, toujours selon l’ACEA, 154 230 voitures électriques ont été vendues le mois dernier, soit une hausse de 24,2 %. Mais attention, toutes motorisations confondues, les ventes chutent de 3,9 % au sein de l’Union européenne.
Les efforts tarifaires des constructeurs automobiles et les progrès technologiques liés aux voitures électriques (BEV) semblent commencer à payer. Soutenues par le leasing social en France, les voitures électriques enregistrent donc chez nous un très bon score pour le premier mois de l’année 2026 : +52,1 %. Les mois à venir seront donc à suivre avec attention, une fois l’effet leasing social disparu. Un autre point mérite attention : les entreprises françaises représentent à elles seules une part majeure des achats de véhicules électriques.

Au-delà des voitures électriques, toujours en France, sur janvier 2026, les ventes d’hybrides rechargeables (PHEV) reculent légèrement de 0,6 %, alors qu’elles progressent de 28,7 % en Europe (UE). Concernant les hybrides simples (HEV), elles stagnent en termes d’immatriculations chez nous (+0,1 %). Au niveau européen, les HEV gagnent seulement 6,2 %. On en vient aux voitures à essence et diesel dont les immatriculations sont en forte baisse avec respectivement -48,9 % et -49,1 % en France (-28,2 % et -22,3 % dans l’UE).
Enfin, malgré des chiffres de ventes en forte hausse en France pour les voitures électriques, le marché automobile tricolore se porte toujours mal. La dynamique des voitures électriques, largement portée par le leasing social et les entreprises, ne suffit pas à compenser l’effondrement spectaculaire des motorisations thermiques et le ralentissement des hybrides. Le marché reste fragilisé par un contexte économique tendu, une demande privée affaiblie et une visibilité encore floue sur les politiques publiques à venir. Les prochains mois seront déterminants : ils permettront de mesurer si la progression des électriques peut s’inscrire dans la durée une fois l’effet du leasing social dissipé, ou si le marché français retombe dans une stagnation structurelle. Plus que jamais, l’année 2026 s’annonce comme un tournant pour l’industrie automobile, entre transition énergétique accélérée et incertitudes persistantes sur la capacité du marché à retrouver un véritable élan.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com et ACEA

