L’aube venait à peine de se lever lorsque, vers 7 heures, un drame d’une violence inouïe s’est produit sur le passage à niveau de Mazingarbe, entre Béthune et Lens. Un TGV lancé à pleine vitesse est entré en collision avec un poids lourd appartenant à un convoi exceptionnel de l’armée, un choc d’une brutalité telle qu’il a coûté la vie au conducteur du train, comme l’a confirmé la SNCF. À bord se trouvaient deux cent quarante-six passagers ainsi que deux membres du personnel, tous projetés dans une scène de chaos absolu.
Le ministre des transports, Philippe Tabarot, a rapidement annoncé l’accident survenu, dans le Pas-de-Calais, entre un TGV et un poids lourd, sur le réseau social X, tandis que les premières informations recueillies par Le Monde ont rapidement été corroborées par les autorités. Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a précisé que le TGV roulait à 160 km/h au moment de l’impact et qu’il avait parcouru « plusieurs centaines de mètres avant de s’arrêter », signe de la violence du choc qui s’est produit à un passage à niveau.
🔴 Pas-de-Calais : collision mortelle entre un TGV et un camion de l’armée de Terre
▶️ Le conducteur du train est décédé dans l’accident, qui a fait 2 blessés en urgence absolue et 14 blessés légers, selon un bilan provisoire
📺 #LE13H présenté par @MSLacarrau pic.twitter.com/X2O4sHHONu
— TF1Info (@TF1Info) April 7, 2026
Selon la préfecture, suite à ce terrible accident entre un TGV et un poids lourd, deux personnes sont « en urgence absolue », même si « elles vont bien » et que « leurs jours ne sont pas en danger », comme l’a indiqué le préfet lors d’un point presse. Treize autres personnes ont été classées « en urgence relative », après un premier bilan qui faisait état de « onze blessés en urgence relative ».
Le PDG de la SNCF, Jean Castex, a tenu à rappeler que le passage à niveau « était en état de fonctionnement normal ». Il a ajouté que « les barrières ont parfaitement fonctionné » et qu’un TER était passé peu avant « sans aucun dysfonctionnement », écartant ainsi toute hypothèse de défaillance technique.
Un journaliste du journal Le Monde, présent dans le train, a constaté que la voiture de tête avait déraillé et que les vitres de la première voiture accueillant des passagers étaient fissurées à plusieurs endroits, sans toutefois s’être brisées.
Le préfet a également confirmé que le camion impliqué transportait un pont mobile militaire, et qu’il appartenait bien à un convoi exceptionnel de l’armée. Le chauffeur du convoi, un civil, a été placé en garde à vue, comme l’a précisé e procureur de la République du Pas-de-Calais, Étienne Thieffry, pour « homicide involontaire par mise en danger délibérée de la vie d’autrui » et « blessures involontaires par chauffeur routier avec mise en danger délibérée ».
Les équipes de la protection civile et les pompiers du Pas-de-Calais ont procédé à l’évacuation complète des passagers, transportés en bus vers le complexe sportif Marcel-Becq, à Bully-les-Mines, afin d’y recevoir un contrôle médical. La préfecture a confirmé en fin de matinée que la rame avait été « entièrement évacuée ».
Suite à cet accident entre un TGV et un poids lourd, la situation ferroviaire reste gravement perturbée. Selon Jean Castex, la voie restera fermée « pendant au moins une semaine, a priori, vu l’ampleur des dégâts ». Sur l’axe Béthune–Lens, la circulation est interrompue jusqu’au jeudi 9 avril, comme l’a annoncé le compte X TER Hauts-de-France. Après une suspension du trafic « jusqu’en milieu de matinée » sur les axes Lille–Béthune, Lille–Lens et Lille–Douai, le trafic ne reprend que très progressivement, avec d’importants retards et des adaptations pour toute la journée.
🔴14h58
Axe Béthune ↔ LensLe trafic est interrompu au moins jusqu’à jeudi 9 avril dans la matinée entre Béthune et Lens après un accident survenu à un passage à niveau. Les TER empruntent un autre itinéraire avec un allongement du temps de parcours de 40 minutes à prévoir.
— TER Hauts-de-France (@TERHDF) April 7, 2026
Enfin, les trains à grande vitesse continuent de circuler jusqu’à Lille, avant d’être déviés sur la ligne classique en direction de Dunkerque, conséquence directe d’un accident dont l’onde de choc continuera de se faire sentir longtemps. L’enquête devra déterminer les différentes responsabilités, sachant que les passages à niveau restent des dispositifs routiers à haut risque pour la Sécurité routière, même en cas de bon fonctionnement.
La rédaction
Photo : image d’illustration LesVoitures.com

