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Renault Twingo E-Tech électrique : notre double test d’autonomie en ville et en péri‑urbain

La Renault Twingo E‑Tech électrique fait partie de ces petites citadines qui semblent éternelles. Et pour cause : elle perpétue l’esprit de la Twingo originelle, celle qui se faufilait partout, légère, vive, presque espiègle. Alors que le marché électrique se complexifie, la petite grenouille de Renault continue de séduire par sa simplicité. Nous l’avons soumise à un double test d’autonomie, en ville à 95 % puis en péri‑urbain à 100 %, entre Le Chesnay et l’aéroport de Roissy CDG. Le tout sans utiliser le mode « Eco », mais en écoconduite stricte. Résultat : une Twingo plus surprenante qu’attendu, mais qui rappelle aussi les limites d’une petite batterie.

Avant de vous donner nos résultats de notre double test de consommation et d’autonomie de la Renault Twingo électrique, rappelons, dans les grandes lignes, ce qu’elle représente aujourd’hui dans le paysage automobile. Avec ses 3,789 m de long, 1,953 m de large rétroviseurs compris et 1,491 m de haut, la Renault Twingo E‑Tech électrique reste l’une des plus petites voitures électriques du marché, en attendant la future et déjà très attendue E-Car Citroën et bien d’autres.

C’est précisément ce qui fait son charme en ville. Elle se glisse dans les ruelles, se gare dans un mouchoir de poche et attire les regards. On la suit du regard comme un petit animal urbain, une grenouille électrique qui bondit d’un feu rouge à l’autre. Malgré les jantes de 18 pouces de notre modèle d’essai (« Techno »), elle conserve un confort étonnamment correct sur les chaussées dégradées. Seuls les amortisseurs arrière, un peu trop fermes, tapent légèrement en descente de ralentisseurs.

À son volant, la Renault Twingo E-Tech électrique joue la carte du fun. La position de conduite est naturelle, l’instrumentation est simple et ludique, et l’ensemble respire la bonne humeur. Mais tout n’est pas parfait.

La planche de bord paraît massive, les montants de pare‑brise sont trop épais et gênent parfois la visibilité. Heureusement, l’agrément de conduite compense largement et l’espace intérieur est grandiose. L’accélérateur se dose comme un jouet, la pédale de frein répond avec une facilité déconcertante et le diamètre de braquage minuscule transforme chaque demi‑tour en jeu d’enfant.

Les palettes au volant de la finition « Techno » permettent de moduler la récupération d’énergie sur trois niveaux. Le dernier permet même de s’arrêter sans toucher la pédale de frein, même si la décélération finale pourrait être un peu plus progressive. En ville, sans évoquer pour le moment son autonomie, la Renault Twingo électrique est reposante, intuitive et franchement très plaisante.

Sous le capot, la Renault Twingo E‑Tech électrique embarque un moteur de 60 kW/82 ch, alimenté par une batterie d’une capacité de 27,5 kWh. Rien d’extravagant, mais parfaitement adapté à son terrain de jeu. De série, elle se contente d’un chargeur embarqué de 6,6 kW, ce qui impose un passage de 10 à 100 % en un peu plus de 4 heures. L’option chargeur 11 kW, facturée 500 €, ouvre la porte à des recharges plus rapides et surtout à la charge DC jusqu’à 50 kW. Dans ce cas, Renault annonce un passage de 10 à 80 % en 30 min. Une option indispensable pour qui sort régulièrement du centre‑ville.

Venons-en aux autonomies réelles de la Renault Twingo E‑Tech électrique. Notre premier test, réalisé à 95 % en ville, sans mode « Eco », mais en écoconduite, a révélé une consommation de 10,6 kWh. Avec une autonomie WLTP mixte annoncée à 263 km, la Twingo affiche une autonomie réelle en ville de 258,43 km. Autant dire qu’elle colle parfaitement à son ADN. Elle virevolte, elle amuse, elle ne fatigue jamais. On retrouve exactement ce qui faisait le charme de la première Twingo : une légèreté de conduite, une maniabilité exceptionnelle et une spontanéité qui donne le sourire. En ville, elle est dans son élément, presque imbattable.

Deuxième test d’autonomie de la Renault Twingo E‑Tech électrique, cette fois à 100 % en péri‑urbain, entre Le Chesnay et l’aéroport de Roissy CDG, à une vitesse maximale de 90 km/h sur l’A1. Résultat : 9,1 kWh. Une valeur très basse obtenue grâce au fait que nous avons évolué à vitesse constante, loin des démarrages aux feux rouges en ville, qui permet d’atteindre une autonomie réelle calculée de 302,19 km.

Sur les grands axes, la Renault Twingo électrique relève le défi. Elle tient le cap, reste stable, rassure et se montre étonnamment agréable. Mais il faut rester lucide. À 130 km/h, la petite batterie souffrirait beaucoup plus. La Twingo n’est pas faite pour les longs trajets autoroutiers et ne prétend pas l’être. Elle peut s’y aventurer ponctuellement, mais ce n’est pas son terrain naturel.

La veille de notre départ vers Roissy, nous avions chargé la batterie à 100 %. Le lendemain matin, avec 6 °C de température extérieure, l’autonomie affichée avait chuté à environ 160 km. Le froid n’épargne pas les petites batteries. Pourtant, au fil du trajet, la température extérieure est montée au‑dessus de 10 °C et l’autonomie n’a finalement que très peu diminué. Rassurant, mais pas totalement. Les conducteurs anxieux pourraient stresser en voyant une autonomie affichée aussi faible au départ. La réalité, elle, est plus nuancée : la Renault Twingo fait le job en péri‑urbain, même lorsque les conditions ne sont pas idéales.

Proposée à partir de 19 490 € en finition « Évolution » et 21 090 € en « Techno », hors subventions CEE, la Renault Twingo E‑Tech électrique reste l’une des citadines les plus attachantes du marché. Elle amuse, elle attire les regards, elle se faufile partout et elle consomme très peu.

Enfin, en ville, la Renault Twingo électriques est irrésistible. En péri‑urbain, elle surprend. Et malgré sa petite batterie, elle prouve qu’elle peut assurer bien plus que de simples trajets du quotidien. À tel point qu’on aurait aimé la garder plus longtemps à l’essai. La grenouille électrique est prête à bondir vers le haut du classement des ventes de petites citadines électriques.

Texte et essai : Frédéric Lagadec

Photos : LesVoitures.com

Publié par
Frédéric Lagadec

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