La Brabus Bodo est une création à part entière, un projet qui dépasse largement le cadre habituel des séries limitées commémoratives. La base technique est bien celle d’une Aston Martin Vanquish, identifiable à certains éléments structurels comme les surfaces vitrées, mais Brabus a poussé la transformation à un niveau tel que la filiation disparaît presque totalement.
La carrosserie a été redessinée dans un style plus tranchant, plus sombre, presque théâtral. La face avant de la Brabus Bodo adopte des lignes plus anguleuses, des prises d’air inédites et une signature visuelle qui rompt avec l’élégance britannique de la Vanquish pour s’aventurer vers un style plus brutal. De quoi imaginer cette Bodo dans le prochain James Bond, mais pour les méchants.
À l’arrière de la Brabus Bodo, la poupe étirée accueille un aileron rétractable dont la silhouette évoque subtilement certaines Porsche, sans jamais tomber dans la copie. L’ensemble dégage une présence gothique, spectaculaire, volontairement excessive, qui ne cherche pas à plaire à tout le monde mais qui impose le respect.
Quant à l’habitacle de la Brabus Bodo, il conserve l’architecture de l’Aston Martin d’origine, ce qui n’est pas un défaut. L’ergonomie, l’écran multimédia, les commandes et la compatibilité Apple CarPlay Ultra proviennent directement de la Vanquish, garantissant une utilisation quotidienne sans compromis. Brabus a néanmoins retravaillé l’ambiance avec un soin extrême : sellerie entièrement repensée, matériaux nobles, palettes de changement de rapports en carbone allongées, et un toit panoramique qui évite toute sensation d’enfermement. La configuration 2+2 demeure, permettant d’embarquer deux passagers supplémentaires et un bagage, un luxe rare dans une GT de cette trempe.
Sous le capot de la Bodo, Brabus a installé un moteur qui incarne à lui seul la philosophie de Bodo Buschmann. Il s’agit d’un V12 bi‑turbo de 5,2 l, un bloc profondément retravaillé pour atteindre des valeurs qui défient la logique contemporaine. La Bodo développe 1 000 ch et 1 200 Nm de couple, des chiffres qui semblent presque provocateurs dans un monde automobile obsédé par la réduction des émissions.
La masse atteint 1 910 kg, mais cela n’empêche pas la GT d’expédier le 0 à 100 km/h en 3,0 s, tandis que la vitesse maximale culmine à 360 km/h. Brabus assume pleinement l’absence totale d’électrification. Ce moteur est un manifeste, un anachronisme volontaire, une manière de rappeler que la passion mécanique peut encore s’exprimer sans filtre.
Enfin, la Brabus Bodo est proposée à un tarif dépassant largement le million d’euros, un positionnement qui reflète autant la rareté du modèle que la volonté de créer un objet d’exception. Le premier exemplaire, présenté dans une teinte noire profonde, donne le ton : cette voiture n’est pas un simple hommage, mais un monument roulant dédié à l’homme qui a façonné l’identité de Brabus. Bodo Buschmann aimait les machines extrêmes, les projets fous, les mécaniques qui racontent une histoire. La Bodo est exactement cela : une GT qui ne cherche pas à être raisonnable, mais à être mémorable.
La rédaction
Photos : Brabus
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