La Scuderia Ferrari a officiellement levé le voile sur la SF‑26, la monoplace appelée à porter les ambitions de Maranello dans le cadre de la révolution réglementaire de 2026. Présentée ce vendredi, la nouvelle Ferrari sera confiée à Charles Leclerc et Lewis Hamilton, un duo dont la pression médiatique et sportive n’a jamais été aussi forte. La livrée adopte un rouge plus clair, accompagné d’une large zone blanche autour du cockpit et du capot moteur, tandis que les ailerons noirs renforcent le contraste visuel. Cette identité graphique marque une rupture assumée, symbole d’un cycle que Ferrari veut refermer pour en ouvrir un autre.
La Scuderia Ferrari n’a plus remporté le moindre titre mondial depuis 2008, année de son dernier sacre chez les constructeurs. Dix‑huit saisons sans couronne constituent la plus longue disette de l’histoire moderne de Ferrari, et la pression interne comme externe n’a cessé de croître.

De plus, faut-il rappeler que le dernier titre pilotes remonte à 2007 avec Kimi Räikkönen ? La nouvelle réglementation, qui modifie profondément les règles aérodynamiques et l’architecture moteur, représente pour l’équipe une opportunité rare de bouleverser la hiérarchie et de se repositionner face à Red Bull Racing, Mercedes-AMG F1 Team, McLaren Racing et les autres prétendants.

La saison 2025 n’a pas répondu aux attentes. Après une fin d’année 2024 encourageante, Ferrari n’a pas su transformer son regain de forme en une machine capable de viser régulièrement la victoire. La première campagne de Lewis Hamilton en rouge a été particulièrement difficile, le septuple champion du monde n’ayant jamais semblé trouver le rythme de Charles Leclerc, pourtant lui‑même limité par une monoplace en retrait.

Cette situation a alimenté de nombreuses rumeurs autour de Frédéric Vasseur, dont la direction a finalement été confirmée et prolongée par Ferrari. Le Français entame ainsi sa quatrième saison à la tête de la Scuderia Ferrari, avec une pression qui n’a jamais été aussi forte.

Les enjeux sont immenses pour la Scuderia Ferrari. Si la Ferrari SF‑26 ne parvient pas rapidement à se mêler à la lutte pour le titre mondial, la tension pourrait monter en flèche au sein de l’équipe. Ferrari sait que la fenêtre 2026 est cruciale : une mauvaise interprétation du règlement pourrait condamner plusieurs saisons d’un coup, tandis qu’une bonne lecture pourrait replacer la Scuderia au sommet pour la première fois depuis près de deux décennies, en Championnat du Monde de Formule 1.

En parallèle de la présentation, la Ferrari SF‑26 a immédiatement pris la piste sur le circuit privé de Fiorano, propriété de Ferrari. Lewis Hamilton a été le premier à s’installer au volant pour les premiers tours de roue de la nouvelle monoplace.

Ce roulage initial, traditionnellement limité par le règlement, permet surtout de vérifier les systèmes et d’assurer que la monoplace de Formule 1 fonctionne correctement avant les essais hivernaux. La Scuderia Ferrari a ainsi enclenché la phase la plus critique de son programme : la validation en conditions réelles d’un projet technique entièrement repensé.
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Enfin, la Scuderia Ferrari aborde cette saison avec une détermination totale. La combinaison d’un duo de pilotes parmi les plus talentueux du plateau, d’une nouvelle plateforme technique et d’un règlement inédit place Ferrari face à une opportunité unique. La SF‑26 devra prouver qu’elle est capable de ramener l’équipe dans la lutte pour les titres, dans un contexte où chaque détail comptera et où la pression historique qui entoure Ferrari n’a jamais été aussi palpable. Pour les rouges, 2026 n’est pas seulement une nouvelle saison. C’est un moment charnière, un test de crédibilité, et peut‑être le début d’un retour tant attendu au sommet de la Formule 1.
La rédaction
Photos : Ferrari

