Sécurité routière : vers une boîte noire et un limiteur de vitesse

Chaque trimestre, semestre, année, les chiffres nous tombent dessus à grands coups de statistiques, mais la conséquence est là, nos têtes pensantes agissent, ou presque. Ils prennent tout au moins des décisions. La prochaine échéance se situe à la mi-mars pour le vote de l’Union européenne concernant le projet d’implanter des dispositifs de type boîte noire et limiteur de vitesse dans nos véhicules. Qu’en est-il réellement ?

Nous n’allons pas repeindre notre toile de fond, mais répression et compagnie pour un résultat démentiel dans les caisses font partie du décor ! Et pour ce qui est de la progression du nombre d’accidents mortels, nous nous permettrons de douter de ces pourcentages comme nous pouvons douter du comptage des manifestants sensiblement différent entre les médias et la préfecture au sujet des Gilets Jaunes. En attendant, la direction est prise, l’horizon 2022 se dessine avec une utilisation drastique de la technologie autonome au service d’une Sécurité routière toujours plus bienveillante. Le chiffre est d’ailleurs annoncé avec un objectif de sauver 10 500 vies entre 2020 et 2030. La boîte noire et le limiteur de vitesse sont donc, peut-être, en approche.

Outre la petite vingtaine de dispositifs faisant partie de la liste envisagée par l’UE, deux d’entre eux sont au centre de la polémique. La mise en place du limiteur de vitesse et d’une boîte noire dans chaque voiture neuve. Pour le premier de ces deux dispositifs, le GPS serait alors utilisé afin de détecter les limitations en fonction des routes et de les répercuter directement sur les véhicules. Un contrôle total ou presque, façon « Big Brother is watching you », car le conducteur aurait tout de même la possibilité d’accélérer en cas de besoin. Une innovation qui, sur le principe, peut sembler cohérente et peu intrusive si tant est que le conducteur soit de bonne composition au moment de prendre le volant.

En ce qui concerne la boîte noire, le concept tel qu’il est « vendu » relève plus d’un besoin de savoir et d’un pouvoir d’analyse en cas d’accident. Un point au-delà duquel le « trop tard » est de mise. Bien que l’acquisition de données puisse permettre un développement dans le temps de la sécurité, à un plus court terme, la supercherie semble plus évidente. Nous pouvons d’ores et déjà passer rapidement sur la protection de la vie privée et nous attarder sur la confidentialité des données. Vous l’aurez compris, c’est à ce moment-là que nos chers assureurs entrent en piste. Voici un outil de travail, ou plutôt une arme destinée à encore un peu plus nous rendre la tâche difficile en tant qu’usager. Il ne semble pas utile de rentrer dans le détail de la démarche tant l’avenir d’un tel projet paraît évident.

Deux éléments qui, entre le 14 et le 15 mars 2919, donneront un profil plus ou moins particulier au marché de l’automobile sur le territoire européen. Que ce soit en matière d’utilisation ou de coût car, une telle évolution ne va pas se payer toute seule. Affaire à suivre … Plus localement, au niveau de l’Hexagone, d’autres dispositifs high-tech sont à l’étude, comme le radar de toit connecté.

Texte : Guillaume Pons

Photos : LesVoitures.com