Depuis ce 2 avril 2026, les usagers d’engins de déplacement personnel motorisés doivent se plier à des règles de sécurité nettement renforcées. Face à une accidentologie devenue alarmante, la préfecture des Alpes-Maritimes impose désormais le port d’un casque homologué, solidement attaché, ainsi qu’un gilet rétro‑réfléchissant, et cela de jour comme de nuit. Cette obligation concerne l’ensemble des EDPM, qu’il s’agisse de trottinettes électriques, de gyropodes ou d’hoverboards, et s’applique dans toutes les communes du département.

Le non-respect de ces règles, liées à l’utilisation des trottinettes électriques et autres EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés) dans les Alpes-Maritimes (06), expose les usagers à une amende de 35 €, correspondant à une contravention de 2ᵉ catégorie, même si une courte période de tolérance est prévue avant les premières verbalisations. Cette décision intervient après une explosion du nombre d’interventions de secours : 468 en 2023, puis 710 en 2025, soit une hausse de 51 % selon la préfecture. Les autorités rappellent que « cela représente ainsi une moyenne quotidienne de deux accidents (chute individuelle, collision entre EDPM ou autre usager de la route) ». Rappelons qu’à l’échelle de la France, hélas, la mortalité routière a augmenté de 2,1 % en 2025.

La situation est d’autant plus préoccupante que le département a enregistré deux décès en 2025 liés à l’usage de ces engins. Ce bilan mortel, inédit à cette échelle localement, a pesé lourd dans la décision de durcir les règles. Mais le phénomène dépasse largement les frontières du département : à l’échelle nationale, 80 personnes ont perdu la vie en 2025 dans des accidents impliquant des trottinettes électriques et autres EDPM, un chiffre qui illustre la dangerosité croissante de ces modes de déplacement lorsqu’ils sont utilisés sans protection ou dans des conditions inadaptées.

trottinettes électriques Alpes-Maritimes

Enfin, pour la préfecture des Alpes-Maritimes, la multiplication des accidents, la gravité des blessures et les décès survenus, tant localement qu’au niveau national, rendent indispensable un encadrement plus strict. L’objectif est clair : réduire un risque devenu majeur pour les usagers eux-mêmes, mais aussi pour l’ensemble des personnes circulant sur la voie publique. Saluons l’initiative prise par la préfecture des Alpes-Maritimes, alors que cela ne bouge pas au niveau national…

La rédaction

Photos : images d’illustration LesVoitures.com et ONISR

Frédéric Martin

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