L’ACEA vient de publier les données des ventes de voitures électriques en 2025, au sein de l’Union européenne. Ainsi, les immatriculations des véhicules à zéro émission ont progressé de 29,9 %. La France fait partie des États membres où les ventes de BEV (Battery Electric Vehicle) ont évolué à la hausse (+12,5 %). Dans l’UE, sans surprise au global, les ventes de voitures de tout type n’ont que légèrement progressé (+1,8 %) en 2025. Concernant les constructeurs automobiles, Tesla chute de 37,9 % alors que BYD cartonne avec une forte progression de 227,8 %, toutes motorisations confondues.
Même si la percée des voitures électriques sur le marché automobile européen, et en France, n’est aujourd’hui pas suffisante pour rassurer la filière industrielle automobile, l’année 2025 marque, en Europe, un intérêt croissant des acheteurs pour les véhicules dits « les plus propres ». Ce sont précisément 1 880 370 BEV qui ont été immatriculés en Europe (UE) l’année dernière, ce qui représente 17,4 % de part de marché. En Allemagne, le marché le plus important du « Vieux Continent », les ventes de voitures électriques ont progressé de 43,2 % l’année dernière comparativement à 2024. Quant à la plus forte hausse, elle est à mettre à l’actif de la Pologne : +161,5 %.

Alors que les ventes de voitures électriques sont donc en hausse en Europe, celles des hybrides rechargeables (PHEV) le sont également, de l’ordre de 33,4 %. Cependant, en France, les PHEV n’ont pas séduit l’année dernière avec une baisse des immatriculations de 25,8 %. Quant aux hybrides simples (HEV : Hybrid Electric Vehicles), leurs ventes évoluent peu à la hausse à l’échelle de l’UE : +13,7 %. Les ventes de voitures à essence chutent de 18,7 % et celles diesel de 24,2 %. Comme évoqué en introduction, toutes motorisations confondues, le marché automobile européen (UE) stagne comparativement à 2024 : +1,8 %. Les chiffres de l’ACEA confirment, pour la France, une baisse générale des ventes de l’ordre de 5,0 %.
Dans ce contexte commercial délicat, certains groupes et constructeurs automobiles s’en sortent mieux que d’autres en Europe (UE). Stellantis voit ses ventes chuter de 4,7 % en 2025. Concernant la marque DS Automobiles, cela devient inquiétant avec une baisse des ventes de 23 %. Le groupe Renault progresse de 5,6 % (Renault : +6,8 % – Dacia : +3,4 %). À noter la belle progression d’Alpine grâce à ses voitures électriques : +121,9 %.
Enfin, c’est donc le constructeur automobile chinois BYD qui réalise une hausse de ses ventes plus que significative dans les États membres de l’UE : +227,8 %. À l’opposé, les voitures électriques américaines Tesla ne plaisent plus, peut-être à cause des frasques d’Elon Musk : -37,9 %.
La rédaction
Photos : ACEA et Renault

