Aston Martin a finalement levé le voile sur sa nouvelle AMR26, la monoplace que piloteront Fernando Alonso et Lance Stroll en Formule 1 en 2026. Présentée, hier, tard dans la soirée après un lancement en direct particulièrement chaotique, la voiture marque une étape majeure pour l’écurie de Silverstone, puisqu’il s’agit de la première F1 conçue sous la direction d’Adrian Newey, désormais Team Principal et figure centrale du projet sportif.
La livrée de la monoplace de F1 Aston Martin AMR26, conçue par Adrian Newey, reprend le vert traditionnel de la marque, associé à de larges zones noires qui enveloppent les pontons et les flancs, dominés par le logo Aramco, partenaire stratégique et fournisseur du carburant 100 % durable utilisé par l’équipe. L’AMR26 est la dernière monoplace de la grille 2026 à être dévoilée, après Cadillac dans la nuit du 8 au 9 février, lors de la mi‑temps du Super Bowl, puis McLaren Racing, qui a présenté sa MCL40 également hier, le 9 février.
A moment in time.
Built on what came before. Designed for what comes after.
Our 2026 livery. Revealed. pic.twitter.com/gAFfo5bUYd
— Aston Martin Aramco F1 Team (@AstonMartinF1) February 9, 2026
Très attendue, l’Aston Martin AMR26 n’a pour l’instant rien d’une révolution visuelle, mais l’équipe a immédiatement précisé qu’il ne s’agissait pas de la version définitive qui prendra le départ du GP d’Australie du 8 mars prochain, première manche du Championnat du Monde de Formule 1 2026. Ainsi, la monoplace dévoilée hier n’est qu’une pré‑spécification, destinée à accompagner la communication autour du projet et à illustrer les premiers choix techniques du nouveau cycle réglementaire. Sans nul doute, Adrian Newey cache bien son jeu.

Lors de la présentation de l’AMR26, Fernando Alonso et Lance Stroll ont longuement évoqué leurs ambitions pour cette saison charnière. Puis Adrian Newey, exceptionnellement vêtu d’un costume pour l’événement, a pris la parole pour décrire ce qu’il a qualifié de « long et incroyable voyage » menant jusqu’au shakedown de Barcelone, organisé du 26 au 30 janvier. Durant cette séance inaugurale, l’AMR26 a parcouru 65 tours, un roulage limité mais suffisant pour valider les systèmes essentiels.

En Catalogne, la première journée avait été particulièrement compliquée pour Lance Stroll, qui n’avait pu effectuer que 4 tours après l’arrivée tardive de l’équipe sur le circuit. Le lendemain, Fernando Alonso a pris le relais et signé 61 tours, découvrant pour la première fois sa nouvelle Aston Martin AMR26 équipée de l’unité de puissance Honda, le nouveau partenaire d’Aston Martin qui remplace Mercedes‑AMG à partir de cette année. Ce changement marque un tournant majeur pour l’écurie, qui mise sur l’expertise du constructeur japonais pour franchir un cap dans la nouvelle ère technique.

La prochaine étape pour Aston Martin F1 Team sera cruciale. L’équipe se rendra aux essais de pré-saison de Bahreïn, programmés du 11 au 13 février, puis du 18 au 20 février, avec pour objectif de résoudre les problèmes de fiabilité observés à Barcelone et d’extraire la performance nécessaire pour se positionner comme prétendante aux titres avec l’AMR26. Ces journées seront déterminantes pour valider les évolutions aérodynamiques et mécaniques qui composeront l’AMR26 définitive, même si une monoplace de F1 ne l’est vraiment jamais.

Enfin, Aston Martin F1 Team aborde cette saison avec une ambition assumée : jouer la victoire et viser les deux championnats du monde avec l’AMR26. Avec l’arrivée d’Adrian Newey, le partenariat renforcé avec Honda et une structure technique profondément remaniée, l’écurie de Silverstone se présente comme l’un des projets les plus scrutés de l’année. La livrée 2026 n’est peut‑être qu’un premier aperçu, mais elle symbolise déjà une rupture : celle d’une équipe qui veut enfin se hisser au sommet et offrir à Fernando Alonso une dernière chance de titre mondial.
La rédaction
Photos : Aston Martin F1 Team

