Mercedes‑Benz orchestre une bascule stratégique en dévoilant la troisième génération du GLA, un modèle qui abandonne définitivement l’ombre de l’EQA pour s’imposer comme le nouveau pivot électrique du segment des SUV compacts premium. Le constructeur automobile allemand ne cache pas son ambition : convertir une clientèle historiquement attachée au thermique vers une mobilité branchée, tout en préparant l’arrivée de motorisations essence en 2027. C’est dans ce contexte que la marque a révélé son nouveau GLA, dont les commandes s’ouvrent officiellement le 30 juillet 2026, en commençant par les versions électriques.
Ce nouveau Mercedes-Benz GLA s’inscrit dans la dynamique initiée par la dernière génération de la berline CLA, en adoptant la plate‑forme « MMA (Mercedes‑Benz Modular Architecture) », désormais socle technologique de tous les compacts de Stuttgart. Cette architecture, pensée dès son origine pour l’électrique, permet au GLA de se présenter dans une troisième génération profondément réinventée. Avant son exposition au Mondial de l’Auto de Paris (du 12 au 18 octobre), Mercedes-Benz nous a offert une présentation en studio, révélant un SUV compact qui n’a plus grand‑chose de compact.

En effet, en termes de dimensions, le Mercedes-Benz GLA 2026 est plutôt grand. Alors que ses prédécesseurs culminaient à un peu plus de 4,40 m, et que l’EQA se limitait à 4,46 m, le nouveau SUV allemand bondit de plus de 15 cm pour atteindre 4,56 m. Il devient ainsi plus court que la CLA (4,72 m) et que le GLB (4,73 m), mais s’impose comme le plus volumineux des GLA jamais produits.

En termes de design, cette évolution de taille transforme son allure, lui offrant une stature plus affirmée, un dynamisme visuel mieux marqué et une présence routière nettement plus musclée. La poupe, compacte et trapue, est soulignée par un bandeau lumineux rectiligne dont les extrémités se terminent par deux carrés illuminés arborant l’étoile Mercedes-Benz, une signature visuelle simple mais immédiatement reconnaissable.

La face avant du Mercedes-Benz GLA 2026 emprunte au grand frère GLC ses optiques effilées. Les versions électriques se distinguent par une calandre pleine façon aluminium anodisé, intégralement rétroéclairée par une myriade de segments lumineux, avec un contour et un logo eux aussi illuminés. Un effet spectaculaire déjà aperçu sur le GLC, désormais transposé à ce GLA.

Passons à l’intérieur du nouveau GLA. L’élévation naturelle de la carrosserie, typique des SUV, facilite l’accès à bord et améliore la perception d’espace. On s’installe plus aisément dans un GLA que dans une CLA, et la position de conduite, plus dominante, s’accompagne de réglages très étendus de l’assise, du dossier et de la colonne de direction. À l’arrière, la banquette relevée permet enfin un soutien correct des cuisses malgré la présence de la batterie dans le plancher, un progrès notable par rapport à l’EQA dont l’assise était trop basse. La largeur aux coudes et la garde au toit, amplifiées par un toit vitré panoramique de série, offrent une sensation d’espace nettement supérieure.

Cette habitabilité en hausse découle directement de l’allongement de l’empattement, désormais porté à 2,79 m, soit 6 cm de plus que l’EQA. Le coffre progresse également : 410 l, contre 340 l sur l’EQA. Certes, c’est 15 l de moins que le GLA précédent, mais Mercedes-Benz compense avec un coffre avant de 107 l. Le hayon électrique ouvre sur un espace aux formes droites, avec un plancher modulable permettant soit un alignement parfait avec les dossiers rabattus (40/20/40), soit une marche plus prononcée en position basse. La plage arrière rigide peut se loger sous le double fond, libérant un volume maximal de 1 400 l.

L’habitacle du Mercedes-Benz GLA reprend la philosophie des nouveaux CLA et GLB, mais pousse encore plus loin la domination du numérique. La planche de bord est presque entièrement occupée par le « Superscreen », un ensemble d’écrans composé d’une instrumentation de 10,25″, d’un écran central de 14″. En option, un troisième écran de 14″ peut profiter au passager. Le motif étoilé rétroéclairé remplace cet écran lorsqu’il n’est pas sélectionné. L’ambiance lumineuse personnalisable, omniprésente, renforce l’effet futuriste. Les aérateurs façon turbines sont réduits à deux unités, encadrant cette immense dalle noire dont l’impact visuel divise, mais dont l’intégration demeure soignée.

Les commandes évoluent : les palettes de gestion de la récupération d’énergie sont réservées aux finitions « AMG Line », alors que les autres versions imposent un réglage via le sélecteur de marche. Les vitres arrière nécessitent une réaffectation des basculeurs avant via un bouton dédié. Le volant reçoit des molettes physiques pour le volume et la vitesse du régulateur, mais conserve des touches sensitives pour les autres fonctions. Le volant AMG à branches dédoublées améliore la lisibilité et renforce l’identité sportive. Le système multimédia « MBUX (Mercedes-Benz User Experience) », rapide et d’une définition remarquable, s’appuie sur une commande vocale avancée utilisant trois agents d’intelligence artificielle : ChatGPT, Google Gemini et Microsoft Bing. L’option Burmester offre une installation audio haut de gamme, tandis que la navigation connectée propose un planificateur d’itinéraire complet. Jeux, streaming vidéo, thèmes d’affichage multiples : l’expérience utilisateur franchit un cap.

Venons-en aux motorisations Mercedes-Benz GLA. Trois offres électriques inaugurent la gamme. Le GLA 200 ouvre le bal avec une batterie LFP de 58 kWh, un moteur de 224 ch sur les roues arrière, une transmission à deux rapports, et une architecture 800 V permettant une recharge 20 à 80 % en 20 min à 200 kW. Le GLA 250+ adopte une batterie NMC de 85 kWh, une puissance qui grimpe à 272 ch, et une puissance de 320 kW. C’est cette version qui revendique l’autonomie maximale : 657 km WLTP. Précisons qu’un modèle doté d’une batterie 71 kWh arrivera en 2027. Tout en haut de la gamme, le GLA 350 4Matic, avec deux moteurs et 354 ch, reprend la batterie du 250+. Le chargeur embarqué 11 kW peut passer à 22 kW en option, tout comme le convertisseur 400 V facturé 700 €, indispensable pour accéder aux bornes ne dépassant pas cette tension, notamment certaines stations Tesla.

En 2027, les moteurs thermiques feront leur retour avec le soutien de l’énergie électrique : un 1.5 turbo 4‑cylindres de 163 ch ou 190 ch, associé à un moteur électrique de 30 ch, alimenté par une batterie 48 V de 1,3 kWh, intégré à la boîte automatique 8 rapports. Un ensemble micro‑hybride capable de rouler en mode électrique sur de courtes distances, même jusqu’à environ 100 km/h, en deux ou quatre roues motrices.

Enfin, si Mercedes-Benz applique la logique observée sur les CLA et GLB, les versions thermiques seront plus chères que les électriques. Le GLA 200 électrique devrait débuter sous les 47 000 € pour rester éligible à la prime CEE, à l’image du GLB affiché à 46 950 €.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com et Mercedes-Benz

