Nissan s’apprête à faire entrer un nouveau modèle dans l’univers des petites citadines électriques européennes avec l’arrivée de la Pixo, une proche parente des Renault Twingo E‑Tech et Dacia Spring. Attendue en France au tout début de 2027, cette petite japonaise entend se frayer un chemin dans un segment devenu l’un des plus disputés du marché, où chaque constructeur tente d’imposer sa vision de la mobilité urbaine.

Après la Renault Twingo E‑Tech électrique et la nouvelle Dacia Spring dont les commandes viennent tout juste d’ouvrir en septembre, la Nissan Pixo vient compléter le trio de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi en se positionnant comme une alternative interne crédible. Pour séduire, la marque japonaise mise sur une silhouette rassurante, une dotation généreuse et un coffre étonnamment vaste pour une voiture de cette taille. Avant qu’elle ne prenne la route en mars 2027, avec des tarifs qui seront révélés en fin d’année 2026, voici donc toutes les infos essentielles au sujet de la Pixo.

La nouvelle citadine électrique Nissan Pixo affiche des proportions ultra‑compactes : 3,79 m de long, 1,79 m de large (hors rétroviseurs) et 1,51 m de haut. Ce gabarit la rapproche fortement de la Renault Twingo, dont elle ne s’écarte que par une largeur légèrement supérieure. Visuellement, elle reprend l’esprit de la petite voiture électrique française surnommée « la Grenouille », avec une parenté frappante lorsqu’on l’observe de profil. Deux éléments permettent toutefois de l’identifier immédiatement : un pli de carrosserie circulaire qui creuse les flancs au niveau de la ceinture de caisse, et des ailes avant plus affirmées, donnant à l’ensemble une présence un peu plus musclée.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

C’est en revanche à l’avant que la Nissan Pixo affirme sa singularité. Là où la Twingo joue la carte de la bonhomie, la citadine électrique japonaise adopte un capot presque horizontal et un regard plus sérieux, composé de projecteurs aux formes géométriques dont la signature lumineuse mêle une ligne horizontale en partie haute et un trait oblique en partie basse. Sa calandre pleine, posée au-dessus d’un bouclier plus massif et largement ajouré, renforce cette impression de maturité stylistique.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

À l’arrière de la Nissan Pixo, le lien avec la Renault Twingo est total : une pièce en plastique noir encadre la lunette, un hayon au dessin classique porte le nom de la marque, et des feux anguleux s’intègrent directement dans la carrosserie. Le pare‑chocs, vertical et sans excroissances, reçoit un bandeau sombre regroupant radars de recul et catadioptres.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

L’habitacle de la Nissan Pixo reprend l’architecture inaugurée par la Twingo et reprise par la nouvelle Spring. Volant, sièges, commandes physiques, rangements : l’essentiel du mobilier est commun. Nissan apporte néanmoins sa touche, avec des motifs façon pixels, des contre‑portes retravaillées et des aérateurs latéraux redessinés. La planche de bord reste identique dans sa conception, avec cette structure horizontale à deux niveaux permettant de déposer de petits objets dans la partie inférieure.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

La dotation technologique suit la même logique que chez ses cousines : un combiné numérique de 7″, un écran tactile central de 10,1″, et un système multimédia intégrant Google, la navigation connectée et l’IA générative Gemini. La Pixo se distingue toutefois par un équipement inédit dans le segment : la reconnaissance faciale, capable d’identifier le conducteur et d’activer automatiquement ses réglages personnalisés, une fonctionnalité habituellement réservée à des catégories supérieures.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

À l’arrière de la Nissan Pixo, l’espace est identique à celui de la Twingo, ce qui n’a rien de surprenant puisque les deux modèles reposent sur le même empattement de 2,49 m et une cabine aux formes strictement similaires. La Pixo se démarque néanmoins par des sièges arrière coulissants indépendants, absents sur la Spring, permettant d’ajuster l’habitabilité ou le volume de chargement selon les besoins.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

Le coffre constitue l’un de ses arguments majeurs : 356 l sous tablette, dont 50 l sous le plancher, ce qui en fait le plus vaste de la catégorie des petites citadines électriques. Une fois les sièges rabattus, la capacité grimpe à 1 221 l, un chiffre supérieur à celui de la Twingo, mais légèrement inférieur à celui de la Spring de nouvelle génération. Cette dernière conserve l’avantage en configuration 2 places et reste la seule à proposer un frunk avant pour les câbles. La Nissan Pixo offre par ailleurs 18 l de rangements disséminés dans l’habitacle.

Sur le plan technique, la Nissan Pixo repose sur la plate‑forme « RGEV Small », commune aux Twingo E‑Tech et Spring. Le constructeur automobile japonais ne propose qu’une seule configuration mécanique : un moteur de 60 kW/82 ch, alimenté par une batterie LFP de 27,5 kWh nets (29 kWh bruts), pour une autonomie de 259 km WLTP, soit une valeur située entre celles de la Spring (250 km) et de la Twingo (263 km). Les performances devraient logiquement s’aligner sur celles de ses cousines, avec un 0 à 100 km/h autour de 12,1 s et une vitesse maximale de 130 km/h.

Niveau recharge, elle constitue le domaine où la Pixo prend l’avantage. Là où la Twingo et la Spring facturent la charge rapide en option, Nissan l’intègre de série : 50 kW en courant continu, permettant de passer de 15 à 80 % en 28 min, et 11 kW en courant alternatif, pour une recharge complète en 1 h 55 sur Wallbox. Cela représente un atout majeur pour une citadine destinée à un usage quotidien.

citadine électrique Nissan Pixo cousine Renault Twingo Dacia Spring

Enfin, les tarifs de la Nissan Pixo seront dévoilés en décembre 2026, pour un lancement en février et des livraisons en mars 2027. Compte tenu de son équipement plus généreux, la Pixo devrait logiquement s’afficher légèrement au-dessus de ses cousines en entrée de gamme. Avec une Spring débutant à 17 900 € et une Twingo à 19 490 €, il est raisonnable d’imaginer un prix juste sous les 20 000 €. À noter que la prime « Coup de pouce CEE » sera accessible pour la Pixo, sachant que la petite voiture électrique japonaise est produite dans l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, aux côtés de ses deux « cousines techniques ». N’attendez pas de voir la Pixo au Mondial de l’Auto, car Nissan n’y sera pas présent.

La rédaction

Photos : Nissan

Frédéric Martin
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