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Toyota C-HR Hybride : le crossover « Stormtrooper » à l’essai

 
 
    Publié le 1 décembre 2017

Depuis 20 ans, Toyota excelle en matière de voitures hybrides. L’année 1997 a ainsi vu un ovni débarquer sur Terre : la Toyota Prius. 32 autres modèles ont rejoint à travers le monde cette star des familiales au sein de la gamme hybride du constructeur japonais. Aujourd’hui, les SUVs et les crossovers forment un « empire » face aux autres segments automobiles. Le Toyota C-HR Hybride représente ainsi le lien parfait entre l’hybridation et l’engouement suscité par cette nouvelle « mode automobile ». Le voici à l’essai…

C’est lors du salon de Genève 2016 que le C-HR a fait une première apparition très remarquée en signant le renouveau du style Toyota. Le titre de cet article n’est pas un hasard car, quelques mois plus tard, le crossover japonais a accompagné la sortie du film Rogue One: A Star Wars Story pour faire sa promotion. Aucun autre crossover ou SUV n’aurait pu prétendre à une telle association à part le Nissan X-Trail commercialisé aux USA sous le nom Rogue, ce qui a été le cas.

Les similitudes esthétiques entre le casque des soldats de l’Empire et notre crossover sont à ce titre nombreuses, surtout dans cette teinte blanche. Le résultat est à nos yeux une réussite totale. Les designers japonais se sont lâchés en faisant différent, à croire qu’ils sont fans de la saga Star Wars. Le look très futuriste du crossover C-HR étant l’un de ses points forts.

A l’avant, le regard perçant du C-HR accompagne un bouclier massif composé de deux étages. Les entrées d’air acérées situées horizontalement aux extrémités de cette « méchante bouille » font le lien avec des ailes aux galbes proéminents.

De profil, le C-HR révèle un rendu trappu, musclé et très moderne. Cette « sculpture automobile » digne de l’univers de la science-fiction ne manque pas de détails très intéressants. Son toit semble être suspendu au-dessus du reste de la carrosserie. Précisons que notre modèle d’essai dispose de la finition Distinctive qui inclut les superbes jantes en alliage 18″ à 20 branches de série, du Pack Premium Distinctive (feux avant et arrière à LED) et de la teinte Blanc nacré (option : 790 €).

Quant à l’arrière du crossover, esthétiquement très chargé, il projette avec force et dynamisme l’ensemble. Il représente à lui seul l’extrême dose d’originalité portée par le C-HR.

A l’intérieur, une belle surprise nous attend. Le C-HR est accueillant et l’assemblage des différents éléments qui composent ce cockpit futuriste est de très bon niveau. Le constat est identique pour la qualité des matériaux choisis. A faire oublier définitivement toutes les mauvaises critiques (fondées à cause d’un réel passif) des habitacles bas de gamme des voitures japonaises. De surcroît, le Pack Premium Distinctive (option : 3 000 €) apporte le système audio JBL Premium, l’écran de navigation et multimédia 8″ Toyota Touch & Go Plus 2 et la sellerie cuir.

Sur le plan de l’habitabilité, le conducteur et son passager avant seront très à l’aise tandis que les passagers arrière pourraient se sentir à l’étroit si leur taille approche les 1m80. Le volume du coffre marque le pas face à la concurrence avec seulement 377 l. Au-delà d’une ambiance intérieure de qualité, le C-HR propose de nombreuses aides à la conduite dont  le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide au maintien dans la file, et la surveillance des angles morts.

Le C-HR Hybride est motorisé par le duo « thermique/électrique » repris à la Prius, à savoir le 4-cylindres 1.8 l 16 soupapes à injection électronique VVT-i et le système  synchrone à aimants permanents (53 kW). La puissance cumulée est de 122 chevaux (à 5 200 tr/min) pour 142 Nm de couple (à 3 600 tr/min pour le bloc thermique seul).

D’un poids qui flirte avec les 1 400 kilos, le C-HR génère un confort de conduite correct sachant que les grandes jantes auraient pu nuire à ce point crucial pour une familiale. Basé sur la plateforme GA-C, le crossover a été développé pour générer un comportement dynamique. Il est vrai qu’il n’en manque pas malgré le fait que la direction souffre d’un manque de retour d’informations, sans oublier la présence d’un peu de roulis, le propre, pour ne pas dire « le mal » des véhicules hauts perchés. Les suspensions du C-HR sont assez souples, gage de nouveau d’un agrément de conduite de bon niveau. La ville pour laquelle il est majoritairement destiné ne sera pas un problème pour le crossover « Stormtrooper ». En-dehors, il faudra donc éviter d’attaquer, à un rythme soutenu, les courbes et autres virages au volant du C-HR Hybride d’autant que la boîte CVT n’est pas du tout paramétrée pour ce genre d’exercice.

La technologie hybride est en revanche l’autre avantage indéniable du crossover. Au démarrage, elle offre un confort sonore et une souplesse inégalables. En ville, elle réduit au maximum les consommations de carburant (3,5 l/100 km). Les émissions de CO2 deviennent également anecdotiques : 87 g/km. La jungle urbaine est donc le terrain de jeu de prédilection du C-HR Hybride qui recharge sa batterie à chaque freinage. Les « sorciers japonais » ont optimisé toutes les phases de conduite pour minimiser les consommations. En cycle mixte, la donnée constructeur est de 3,9 l/100 km. Un chiffre que nous avons certes dépassé sur les routes de Provence mais, à notre plus grande satisfaction, qui n’a atteint que 5,5 l/100 km, bravo Toyota !

En conclusion, le Toyota C-HR Hybride n’a pas que son look très inspiré et novateur comme seul atout. Hyper-sobre, confortable et généreusement équipé, il saura s’échapper des villes sans encombres. Dans ce cas, il faudra néanmoins adopter une attitude « zen » à son volant. Sa boîte de vitesses automatique à variation continue CVT étant son unique point faible. Facturé à partir de 32 000 €, le C-HR Hybride Distinctive pourrait rapidement s’imposer comme la référence originale d’un segment ou la majorité des voitures se ressemblent…

Texte, essai et photos : Frédéric Lagadec